دریا

Saturday, September 02, 2006

L'ENFANT

(G . de Maupassant)

Après avoir longtemps juré qu'il ne se marierait jamais, Jacques Bourdillère avait soudain changé d'avis. Cela était arrivé brusquement, un été, aux bains de mer. Un matin, comme il était étendu sur le sable, tout occupé à regarder les femmes sortir de l'eau, un petit pied l'avait frappé par sa gentillesse et sa mignardise. Ayant levé les yeux plus haut, toute la personne le séduisit. De toute cette personne, il ne voyait d'ailleurs que les chevilles et la tête émergeant d'un peignoir de flanelle blanche, clos avec soin. On le disait sensuel et viveur. C'est donc par la seule grâce de la forme qu'il fut capté d'abord; puis il fut retenu par le charme d'un doux esprit de jeune fille, simple et bon, frais comme les joues et les lèvres. Présenté à la famille, il plut et il devint bientôt fou d'amour. Quand il apercevait Berthe Lannis de loin, sur la longue plage de sable jaune, il frémissait jusqu'aux cheveux. Près d'elle, il devenait muet, incapable de rien dire et même de penser, avec une espèce de bouillonnement dans le coeur, de bourdonnement dans l'oreille, d'effarement dans l'esprit. Était-ce donc de l'amour, cela? Il ne le savait pas, n'y comprenait rien, mais demeurait, en tout cas, bien décidé à faire sa femme de cette enfant. Les parents hésitèrent longtemps, retenus par la mauvaise réputation du jeune homme. Il avait une maîtresse, disait-on, une vieille maîtresse, une ancienne et forte liaison, une de ces chaînes qu'on croit rompues et qui tiennent toujours. Outre cela, il aimait, pendant des périodes plus ou moins longues, toutes les femmes qui passaient à portée de ses lèvres. Alors il se rangea, sans consentir même à revoir une seule fois celle avec qui il avait vécu longtemps. Un ami régla la pension de cette femme, assura son existence. Jacques paya, mais ne voulut pas entendre parler d'elle, prétendant désormais ignorer jusqu'à son nom. Elle écrivit des lettres sans qu'il les ouvrît. Chaque semaine, il reconnaissait l'écriture maladroite de l'abandonnée; et, chaque semaine, une colère plus grande lui venait contre elle, et il déchirait brusquement l'enveloppe et le papier, sans ouvrir, sans lire une ligne, une seule ligne, sachant d'avance les reproches et les plaintes contenues là dedans. Comme on ne croyait guère à sa persévérance, on fit durer l'épreuve tout l'hiver, et c'est seulement au printemps que sa demande fut agréée. Le mariage eut lieu à Paris, dans les premiers jours de mai. Il était décidé qu'ils ne feraient point le classique voyage de noce. Après un petit bal, une sauterie de jeunes cousines qui ne se prolongerait point au delà de onze heures, pour ne pas éterniser les fatigues de cette journée de cérémonies, les jeunes époux devaient passer leur première nuit commune dans la maison familiale, puis partir seuls, le lendemain matin, pour la plage chère à leurs coeurs, où ils s'étaient connus et aimés. La nuit était venue, on dansait dans le grand salon. Ils s'étaient retirés tous les deux dans un petit boudoir japonais, tendu de soies éclatantes, à peine éclairé, ce soir-là, par les rayons alanguis d'une grosse lanterne de couleur, pendue au plafond comme un oeuf énorme. La fenêtre entr'ouverte laissait entrer parfois des souffles frais du dehors, des caresses d'air qui passaient sur les visages, car la soirée était tiède et calme, pleine d'odeurs de printemps. Ils ne disaient rien; ils se tenaient les mains en se les pressant parfois de toute leur force. Elle demeurait, les yeux vagues, un peu éperdue par ce grand changement dans sa vie, mais souriante, remuée, prête à pleurer, souvent prête aussi à défaillir de joie, croyant le monde entier changé par ce qui lui arrivait, inquiète sans savoir de quoi, et sentant tout son corps, toute son âme envahis d'une indéfinissable et délicieuse lassitude. Lui la regardait obstinément, souriant d'un sourire fixe. Il voulait parler, ne trouvait rien et restait là, mettant toute son ardeur en des pressions de mains. De temps en temps, il murmurait: «Berthe!» et chaque fois elle levait les yeux sur lui d'un mouvement doux et tendre; ils se contemplaient une seconde, puis son regard à elle, pénétré et fasciné par son regard à lui, retombait. Ils ne découvraient aucune pensée à échanger. On les laissait seuls; mais, parfois, un couple de danseurs jetait sur eux, en passant, un coup d'oeil furtif, comme s'il eût été témoin discret et confident d'un mystère. Une porte de côté s'ouvrit, un domestique entra, tenant sur un plateau une lettre pressée qu'un commissionnaire venait d'apporter. Jacques prit en tremblant ce papier, saisi d'une peur vague et soudaine, la peur mystérieuse des brusques malheurs. Il regarda longtemps l'enveloppe dont il ne connaissait point l'écriture, n'osant pas l'ouvrir, désirant follement ne pas lire, ne pas savoir, mettre en poche cela, et se dire: «À demain. Demain, je serai loin, peu m'importe!» Mais, sur un coin, deux grands mots soulignés: TRèS URGENT, le retenaient et l'épouvantaient. Il demanda: «Vous permettez, mon amie?» déchira la feuille collée et lut. Il lut le papier, pâlissant affreusement, le parcourut d'un coup et, lentement, sembla l'épeler. Quand il releva la tête, toute sa face était bouleversée. Il balbutia: «Ma chère petite, c'est... c'est mon meilleur ami à qui il arrive un grand, un très grand malheur. Il a besoin de moi tout de suite... tout de suite... pour une affaire de vie ou de mort. Me permettez-vous de m'absenter vingt minutes; je reviens aussitôt?» Elle bégaya, tremblante, effarée: «Allez, mon ami!» n'étant pas encore assez sa femme pour oser l'interroger, pour exiger savoir. Et il disparut. Elle resta seule, écoutant danser dans le salon voisin. Il avait pris un chapeau, le premier trouvé, un pardessus quelconque, et il descendit en courant l'escalier. Au moment de sauter dans la rue, il s'arrêta encore sous le bec de gaz du vestibule et relut la lettre. Voici ce qu'elle disait: «MONSIEUR, «Une fille Ravet, votre ancienne maîtresse, paraît-il, vient d'accoucher d'un enfant qu'elle prétend être à vous. La mère va mourir et implore votre visite. Je prends la liberté de vous écrire et de vous demander si vous pouvez accorder ce dernier entretien à cette femme, qui semble être très malheureuse et digne de pitié. «Votre serviteur, «Dr BONNARD.» Quand il pénétra dans la chambre de la mourante, elle agonisait déjà. Il ne la reconnut pas d'abord. Le médecin et deux gardes la soignaient, et partout à terre traînaient des seaux pleins de glace et des linges pleins de sang. L'eau répandue inondait le parquet; deux bougies brûlaient sur un meuble; derrière le lit, dans un petit berceau d'osier, l'enfant criait, et, à chacun de ses vagissements, la mère, torturée, essayait un mouvement, grelottante sous les compresses gelées. Elle saignait; elle saignait, blessée à mort, tuée par cette naissance. Toute sa vie coulait; et, malgré la glace, malgré les soins, l'invincible hémorragie continuait, précipitait son heure dernière. Elle reconnut Jacques et voulut lever les bras: elle ne put pas, tant ils étaient faibles, mais sur ses joues livides des larmes commencèrent à glisser. Il s'abattit à genoux près du lit, saisit une main pendante et la baisa frénétiquement; puis, peu à peu, il s'approcha tout près, tout près du maigre visage qui tressaillait à son contact. Une des gardes, debout, une bougie à la main les éclairait, et le médecin, s'étant reculé, regardait du fond de la chambre. Alors d'une voix lointaine, en haletant, elle dit: «Je vais mourir, mon chéri; promets-moi de rester jusqu'à la fin. Oh! ne me quitte pas maintenant, ne me quitte pas au dernier moment!» Il la baisait au front, dans ses cheveux, en sanglotant. Il murmura: «Sois tranquille, je vais rester.» Elle fut quelques minutes avant de pouvoir parler encore, tant elle était oppressée et défaillante. Elle reprit: «C'est à toi, le petit. Je te le jure devant Dieu, je te le jure sur mon âme, je te le jure au moment de mourir. Je n'ai pas aimé d'autre homme que toi... Promets-moi de ne pas l'abandonner.» Il essayait de prendre encore dans ses bras ce misérable corps déchiré, vidé de sang. Il balbutia, affolé de remords et de chagrin: «Je te le jure, je l'élèverai et je l'aimerai. Il ne me quittera pas.» Alors elle tenta d'embrasser Jacques. Impuissante à lever sa tête épuisée, elle tendait ses lèvres blanches dans un appel de baiser. Il approcha sa bouche pour cueillir cette lamentable et suppliante caresse. Un peu calmée, elle murmura tout bas: «Apporte-le, que je voie si tu l'aimes.» Et il alla chercher l'enfant. Il le posa doucement sur le lit, entre eux, et le petit être cessa de pleurer. Elle murmura: «Ne bouge plus!» Et il ne remua plus. Il resta là, tenant en sa main brûlante cette main que secouaient des frissons d'agonie, comme il avait tenu, tout à l'heure, une autre main que crispaient des frissons d'amour. De temps en temps, il regardait l'heure, d'un coup d'oeil furtif, guettant l'aiguille qui passait minuit, puis une heure, puis deux heures. Le médecin s'était retiré; les deux gardes, après avoir rôdé quelque temps, d'un pas léger, par la chambre, sommeillaient maintenant sur des chaises. L'enfant dormait, et la mère, les yeux fermés, semblait se reposer aussi. Tout à coup, comme le jour blafard filtrait entre les rideaux croisés, elle tendit ses bras d'un mouvement si brusque et si violent qu'elle faillit jeter à terre son enfant. Une espèce de râle se glissa dans sa gorge; puis elle demeura sur le dos, immobile, morte. Les gardes accourues déclarèrent: «C'est fini.» Il regarda une dernière fois cette femme qu'il avait aimée, puis la pendule qui marquait quatre heures, et s'enfuit oubliant son pardessus, en habit noir, avec l'enfant dans ses bras. Après qu'il l'eût laissée seule, sa jeune femme avait attendu, assez calme d'abord, dans le petit boudoir japonais. Puis, ne le voyant point reparaître, elle était rentrée dans le salon, d'un air indifférent et tranquille, mais inquiète horriblement. Sa mère, l'apercevant seule, avait demandé: «Où donc est ton mari?» Elle avait répondu: «Dans sa chambre; il va revenir.» Au bout d'une heure, comme tout le monde l'interrogeait, elle avoua la lettre et la figure bouleversée de Jacques, et ses craintes d'un malheur. On attendit encore. Les invités partirent; seuls, les parents les plus proches demeuraient. À minuit, on coucha la mariée toute secouée de sanglots. Sa mère et deux tantes, assises autour du lit, l'écoutaient pleurer, muettes et désolées... Le père était parti chez le commissaire de police pour chercher des renseignements. À cinq heures, un bruit léger glissa dans le corridor; une porte s'ouvrit et se ferma doucement; puis soudain un petit cri pareil à un miaulement de chat courut dans la maison silencieuse. Toutes les femmes furent debout d'un bond, et Berthe, la première, s'élança malgré sa mère et ses tantes, enveloppée de son peignoir de nuit. Jacques, debout au milieu de sa chambre, livide, haletant, tenait un enfant dans ses bras. Les quatre femmes le regardèrent effarées; mais Berthe, devenue soudain téméraire, le coeur crispé d'angoisse, courut à lui: «Qu'y a-t-il? dites, qu'y a-t-il?» Il avait l'air fou; il répondit d'une voix saccadée: «Il y a... il y a... que j'ai un enfant, et que la mère vient de mourir...» Et il présentait dans ses mains inhabiles le marmot hurlant. Berthe, sans dire un mot, saisit l'enfant, l'embrassa, l'étreignant contre elle; puis, relevant sur son mari ses yeux pleins de larmes: «La mère est morte, dites-vous?» Il répondit: «Oui, tout de suite... dans mes bras... J'avais rompu depuis l'été... Je ne savais rien, moi... c'est le médecin qui m'a fait venir...» Alors Berthe murmura: «Eh bien, nous l'élèverons ce petit.»
24 juillet 1882


* بــــــــــــــــچـــــه


دومو پاسان


از مدتها پیش ژاک بوردیلر (1) سوگند یاد کرده بود که هرگز ازدواج نکند اما او ناگهان تغییر عقیده داد و این رویداد در فصل تابستان و در ساحل دریا بطور ناگهانی رخ داد !یک روز صبح در حالی که روی شن های ساحل دراز کشیده بود و زنانی را که از آبتنی بر می گشتند می نگریست پاهای کوچکی نظر او را جلب کرد. پاهای ظریف و آراسته ای ! چشمانش را بالا برد و تمام هیکل صاحب پا را دید زد هر چند که او غیر از مچ پا ها و سرش که با یک حوله حمام که به دقت دور خود پیپیده بود چیز بیشتری ندید . بنظر او جذاب و دلربا آمد بنابراین در ابتدا این ظاهر او بود که مفتونش شد و سپس جذب روحیات شیرین و لطیف دختر جوان شد که به سادگی و خوبی گونه هایش با طراوت بود .
او را به خانواده دختر معرفی کردند و آنها خیلی خوشحال شدند او بی درنگ دیوانه وار عاشق شد وقتی که برت لنیس (2) را از فاصله دور روی شنهای زرد رنگ گسترده می دید سوزشی تا ریشه مو هایش حس می کرد وقتی که نزدیک او بود ساکت می شد و قادر به صحبت و حتی فکر کردن نبود قلبش می تپید و گوشش وزوز می کرد و ذهن و خیال او دچار بهت و حیرت می شد . آیا این عشق بود.؟
او نه می دانست و نه می فهمید او اما تصمیم قطعی گرفته بود که این دخترک را به همسری برگزیند.!
پدر و مادر دختر مدتها مردد بودند سوء سابقه و شهرت بد او مانع تصمیم گیری آنها می شد گفته می شد که او یک معشوقه قدیمی دارد یکی از این دل بستگیها که گفته می شد خاتمه یافته اما هنوز اثری از آن باقی مانده است غیر از این هر زن یا دختری که برای کوتاه مدت یا بلند مدت در مسیر او واقع شده بودند دوست داشته بود !بعد همین زنی را که زمانی دوست داشته بود به یکباره رها کرده وحتی برای یک بار دیدن او امتناع می کرد یکی از دوستان او این زن رها شده را در پانسیون خود نگهداری می کرد و در آمد او را تامین می کرد ژاک هزینه را می پرداخت ولی حاضر نبود که درباره او چیزی بشنود حتی وانمود و تلاش می کرد تا نام او را هم نادیده بگیردآن ز ن برایش نامه می نوشت که او هرگز آنها را نمی گشود او هر هفته دست خط کج و معوج و بد زن رها کرده را دریافت می کرد و می شناخت و هر هفته خشم عمیقی در او برعلیه زن فوران می کرد و او فورا پاکت را پاره می کرد بدون آنکه آن را باز کرده باشد و حتی یک سطر آن را خوانده باشد پیشاپیش می دانست محتوای نامه جز ناله و شکایت و سرزنش و ملامت او چیز دیگری نیست .
از آنجائی که هیچ کس به ثبات شخصیتی ژاک باور نداشت آزمودن او تا زمستان به درازا کشید و برت تا فصل بهار موافقتش را اعلام نکرد مراسم ازدواج در اوایل ماه می در پاریس رخ داد.
زوج جوان تصمیم گرفته بودند که به سفر متعارف ازدواج نروند و بعد از مراسم رقص کوتاه دختر عموها و دختر خاله ها که تا ساعت یازده بیشتر طول نمی کشید و برای آنکه مراسم طولانی ازدواج خسته کننده نباشد زوج جوان تصمیم گرفتند اولین شب ازدواج را در خانه والدین دختر بگذرانند و صبح روز بعد به همان ساحلی بروند که برای آنها خیلی دوست داشتنی بود جایی که برای نخستین بار همدیگر را ملاقات کرده بودند و همدیگر را دوست داشته بودند .
شب فرا رسید و در سالن بزرگ رقص ادامه یافت زوج جوان در اتاق پذیرایی خانمها که در آن ابریشمهای روشن آویزان شده بود و نور ملایمی توسط چراغهای رنگی که مانند تخمهای بزرگی از بالا آویزان بودند نشسته بودند از طریق پنجرهوای تازه پنجره وارد اتاق می شد و صورت آنها را نوازش می کرد چون شب گرم و آرامی بود و پر از رایحه بهار بود .
آنها ساکت بودند و دستان همدیگر را گرفته بودند و هر از گاهی دستان همدیگر را بشدت می فشردند عروس با نگاهی رویایی آنجا نشسته بود لبخندی بر لب از این بزرگترین تغییر در زندگی و کمی سرد گم و آماده اشک شوق ریختن ، هر آن از خوشحالی در استانه غش کردن بود معتقد بود که کل دنیا باید بخاطر این تحول بزرگ زندگی او تغییر کند ! و نمی دانست که چرا باید چنین باشد ؟ و احساس می کرد که جسم و روحش تماما در یک خلسه و سستی و بی حالی غیر قابل توصیف و شیرینی فرو رفته است .
مرد با نگاهی مصرانه و لبخند ثابت به زن نگاه می کرد دوست داشت صحبت کند ولی چیزی برای گفتن نمی یافت بنابراین همانجا نشسته تمام احساس خود را با فشردن دست عروس به او نشان می داد گاه بگاه زمزمه می کرد " برت " و هر بار برت چشمانش را بالا می آورد و نگاهی پر شور به او می انداخت آنها برای چند ثانیه به هم می نگریستند و نگاه متنفذ و جذاب زن تا درون مرد نفوذ می کرد .
آنها فکری برای تبادل نداشتند تنهایشان گذاشته بودند اما گاهی بعضی از رقصان یک نگاه سریعی و سری به آنها می انداختند گویی آنها با احتیاط و اعتماد شاهد این ماجرا بودند .
در باز شد و خدمتکار در حالی که سینی ای به دست داشت وارد شد روی سینی نامه ای بود که هم اکنون نامه رسان آورده بود ژاک لرزان نامه را گرفت ترسی مبهم و ناگهانی او را فرا گرفت ترسی مرموز از بد شانسی ناگهانی ، مدت زمان زیادی به نامه نگاه کرد دستخط روی نامه را نمی شناخت جرات با ز کردن آن را هم نداشت و مایل به خواندن آن هم نبود آرزوی سر کشی در او بود که نامه را در جیبش بگذارد و با خودش گفت تا فردا آن را کنار خواهم گذاشت و آن وقت خیلی از اینجا دور شده ام . اما در گوشه نامه دو کلمه " خیلی فوری" که بزرگ نوشته شده بودند و زیر آنها هم خط کشیده شده بود لرزه بر اندام او انداخت . مرد به عروس گفت : عزیزم لطفا مرا ببخشید و در پاکت را باز کرد نامه را خواند کمی رنگش پرید دوباره نامه را خواند و بنظر می رسید که به آهستگی واژه به واژه آن را هجی کرد !
وقتی که سرش را بلند کرد سیمای او نشان می داد که چقدر آشفته است با لکنت گفت : عزیزم این نامه از طرف بهترین دوست من است که دچار مصیبت شدیدی شده است او برای یک موضوع مرگ و زندگی به من احتیاج دارد اگر من شما را برای نیم ساعت ترک کنم مرا می بخشید ؟ فورا بر میگردم .زن لرزان و گیج با لکنت زبان گفت عزیزم برو !زیرا هنوز زمان زیادی نبود که او زنش شده بود نمیتوانست از او علت رفتن را بخواهد مرد ناپدید شد و زن تنها ماند در حالی که به صدای رقص سالن مجاور گوش می کرد.
مرد اولین کت و کلاهی را که دید برداشت و شتابان سه پله یکی پایین رفت وقتی که به خیابان رسید زیر چراغ گازی دهلیز رفت و نامه را دوباره خواند محتوای نامه این بود:
آقا، خانمی به نام راوت ( 3 )از معشوقه های سابق شما که در حال به دنیا آوردن بچه ای می باشد مدعی است که این بچه متعلق به شما می باشد مادر در آستانه مرگ است اما تقاضای دیدن شما را دارد من به خواست خودم این نامه را نوشتم تا از شما بخواهم آخرین خواسته این زن را که بسیار غمگین و شایان ترحم بنظر می رسد بر آورده کنید ارادتمند شما دکتر بونارد (4 )
وقتی که وارد اتاق بیمار شد زن را در حال احتضار دید در نظر اول او را نشناخت دکتر و دو پرستار از او مراقبت می کردند بر روی کف اتاق همه جا سطل های پر از یخ و تکه پارچه های آغشته به خون بود آب فرش را خیس کرده بود دو تا شمع در دفتر و پشت تختخواب روشن بود.بچه در یک تختخواب کوچکی بود و گریه می کرد و هر بار ناله نوزاد سبب می شد که مادر محتضر سعی کند زیر باندهای یخ به خود حرکتی بدهد و بچه را آرام کند .
این زایمان زخم و جراحت کشنده ای بر او وارد کرده بود روح او بدون توجه به تلاش دکتر و باندهای یخی در حال ترک او بود خون ریزی مداوم و بی رحمانه مرگ او را به جلو انداخته بود .
او ژاک را شناخت و سعی کرد تا دستش را بلند کند او چندان ضعیف بود که توان حرکت دستانش را نداشت اما اشک از گونه های رنگ پریده اش سرازیر شد ژاک در کنار تختخواب او زانو زد و دست او را در میان دستانش گرفت و دیوانه وار بر او بوسه زد اندک اندک به صورت لاغر او نزدیک شد در حالی که می خواست صحبت کند یکی از پرستاران با روشن کردن یک شمع دیگر فضای اتاق را روشنتر ساخت.و دکتر از انتهای اتاق ناظر آنها بود سپس زن با صدایی که انگار از دور دست به گوش می رسید گفت : من دارم می میرم ! عزیزم به من قول بده که تا آخرین لحظه در کنار من باشی .آه اکنون من را ترک نکن ! در آخرین لحظات زندگی ام من را رها نکن .
مرد پیشانی و موهای او را بوسید و با چشمانی گریان زمزمه کرد و گفت ناراحت نباش من خواهم ماند .
چند دقیقه ای گذشت تا زن دوباره بتواند صحبت کند چون بسیار ضعیف بود سپس او ادامه داد : این کوچولو مال شماست ! من در پیشگاه خدا قسم می خورم ، در حالی که دارم می میرم سوگند یاد می کنم که من هرگز مرد دیگری را دوست نداشته ام ولی تو باید به من قول بدهید که از بچه محافظت و نگهداری کنید .
مرد می خواست این پیکر رنجور و درد کشیده را در میان بازوانش بگیرد دیوانه از پشیمانی و ندامت و درد زمزمه کرد : من قسم میخورم که او را بزرگ کنم و ازش نگهداری کنم هرگز او را رها نخواهم کرد.
سپس زن سعی کرد تا ژاک را ببوسد ناتوان از بلند کردن سرش ،لبان سفیدش رادر آرزوی بوسیدن او نگه داشته بود و ژاک برای پاسخ به این خواست رقت انگیز لبانش را جلو آورد.به محض انکه زن اندکی احساس آرامش کرد به ژاک گفت : بچه را اینجا بیاور تا ببینم که آیا دوستش دارید ؟
مرد رفت و بچه را آورد و او را مابین هر دو شان گذاشت نوزاد ساکت شد زن زمزمه کرد : دیگر حرکت نکن ! او آرام شده است و مرد همانجا ایستاد و در دستان گرم خود ش دستان سرد و یخ زده او را که در سرمای مرگ می لرزید گرفت همانطوری که مدتها قبل این دستان را با تپش های عاشقانه در دست می گرفت هر از چند گاهی مرد به ساعت نگاهی می انداخت که نیم شب را نواخت سپس ساعت یک ، ساعت دو ......
دکتر برگشت دو تا پرستار پس از مدتی حرکت بدون صدا در اتاق روی میزها به خواب فرو رفته بودند بچه بیدار بود و مادر هم با چشمان بسته ،بنظر می رسید که در حال استراحت بود.
ناگهان به محض انکه روشنایی پریده رنگ سپیده دم به پشت پرده ها خزید زن با چنان سرعتی دستانش را به اطراف دراز کرد که تقریبا با تمای بدن رو کف اتاق افتاد و صدای خرخر از گلویش شنیده می شد بعد بی حرکت به پشت دراز کشید و مرد .
پرستاران به سمت جلو خیز برداشتند و گفتند : همه چیز تمام شد.
مرد یکبار دیگر نگاهی به این زنی که این همه او را دوست داشته بود انداخت و سپس به ساعت نگاه کرد که داشت روی عدد چهار بود مرد بچه در بغل با لباس عصر در حالی که کتش را فراموش کرده بود دوان دوان از آنجا خارج شد.
بعد از آنکه مرد زن جوانش را به مقصذ بیمارستان ترک کرده بو د عروس جوان در ابتداء به اندازه کافی در اتاقش صبر کرده بود بعد وقتی که دید مرد بر نگشت با ظاهری بی تفاوت به سالن پذیرایی برگشت اما بشدت نگران و مضطرب بود وقتی که مادرش او را تنها دید از او پرسید : پس شوهرت کجاست؟ دختر جواب داد که او در اتاقش هست همین حالا می آید.!
پس از یک ساعت وقتی که همه او را مورد سئوال قرار دادند او ماجرای نامه و آشفته شدن ظاهر ژاک وترس از تصادف را برای آنها توضیح داد.
آنها هنوز انتظار می کشیدند مهمانها آنجا را ترک کردند تنها اقوام نزدیک ماندند نیمه های شب عروس به رختخواب رفت در حالی که به تلخی می گریست مادر و دو خاله او ساکت و نومید در کنار تختخواش نشسته بودند و به گریه او گوش می کردند.پدر به ایستگاه پلیس رفت تا شاید خبری از او به دست بیاورد.
ساعت پنج صبح صدای ضعیفی در راهرو شنیده شد در به آرامی باز وبسته شد ناگهان صدای گریه ضعیفی همچون میو میو کردن گربه ای در سرتاسر خانه ساکت و آرام شنیده شد !
همه زنان و پیشاپیش آنها برت به سمت جلو پریدند برت در حالی که حوله حمام پوشیده بود خاله هایش را کنار زد .
ژاک با رنگی پریده و نفسی بریده در حالی که بچه را در بغل داشت در وسط اتاق ایستاده بود چهار زن با شگفتی به او نگاه می کردند اما برت که ناگهان شجاعت خود را باز یافته بود با قلبی مملو از درد به جلو دوید و فریاد زد این چیست !؟ موضوع چیست ؟
مرد مات و حیران به دور و بر خود نگاهی کرد و مختصر پاسخ داد:
من...من بچه دار شدم ولی مادرش همین حالا در گذشت !
وبا دستان لرزانش بچه را رو به جلو نگه داشت .
بدون حتی یک کلمه برت بچه را گرفت او را بوسید و در آغوشش فشرد سپس چشمان غرق در اشکش را به سوی شوهرش گرداند و پرسید :گفتی که مادر این بچه مرده است ؟ مرد پاسخ داد : بله....همین حالا ، ودر میان بازوان من... ،من از تابستان با او بهم زده بودم ! من هیچی نمی دانستم !دکتر به دنبال من فرستاده بود.
برت زمزمه کرد : خوب ! ما بچه را بزرگ خواهیم کرد .
تمرین ترجمه ای از خودم

(* ) در یک جا عنوان داستان " هدیه ازدواج " است .


Berthe Lannis 3- Ravet 4 - Dr Bonnard - 2 - Jacques Bourdillèr1

دور از یارانم

Casablanca

Friday, August 04, 2006

LA FOLLE

(G . de Maupassant)


Tenez, dit M. Mathieu d'Endolin, les bécasses me rappellent une bien sinistre anecdote de la guerre.
Vous connaissez ma propriété dans le faubourg de Cormeil. Je l'habitais au moment de l'arrivée des Prussiens.
J'avais alors pour voisine une espèce de folle, dont l'esprit s'était égaré sous les coups du malheur. Jadis, à l'âge de vingt-cinq ans, elle avait perdu, en un seul mois, son père, son mari et son enfant nouveau- né.
Quand la mort est entrée une fois dans une maison, elle y revient presque toujours immédiatement, comme si elle connaissait la porte.
La pauvre jeune femme, foudroyée par le chagrin, prit le lit, délira pendant six semaines. Puis, une sorte de lassitude calme succédant à cette crise violente, elle resta sans mouvement, mangeant à peine, remuant seulement les yeux. Chaque fois qu'on voulait la faire lever, elle criait comme si on l'eût tuée. On la laissa donc toujours couchée, ne la tirant de ses draps que pour les soins de sa toilette et pour retourner ses matelas.
Une vieille bonne restait près d'elle, la faisant boire de temps en temps ou mâcher un peu de viande froide. Que se passait-il dans cette âme désespérée ? On ne le sut jamais ; car elle ne parla plus. Songeait- elle aux morts ? Rêvassait-elle tristement, sans souvenir précis ? Ou bien sa pensée anéantie restait-elle immobile comme de l'eau sans courant ?
Pendant quinze années, elle demeura ainsi fermée et inerte.

La guerre vint ; et, dans les premiers jours de décembre, les Prussiens pénétrèrent à Cormeil.
Je me rappelle cela comme d'hier. Il gelait à fendre les pierres ; et j'étais étendu moi-même dans un fauteuil, immobilisé par la goutte, quand j'entendis le battement lourd et rythmé de leurs pas. De ma fenêtre, je les vis passer.
Ils défilaient interminablement, tous pareils, avec ce mouvement de pantins qui leur est particulier. Puis les chefs distribuèrent leurs hommes aux habitants. J'en eus dix-sept. La voisine, la folle, en avait douze, dont un commandant, vrai soudard, violent, bourru.
Pendant les premiers jours tout se passa normalement. On avait dit à l'officier d'à côté que la dame était malade ; et il ne s'en inquiéta guère. Mais bientôt cette femme qu'on ne voyait jamais l'irrita. Il s'informa de la maladie ; on répondit que son hôtesse était couchée depuis quinze ans par suite d'un violent chagrin. Il n'en crut rien sans doute, et s'imagina que la pauvre insensée ne quittait pas son lit par fierté, pour ne pas voir les Prussiens, et ne leur point parler, et ne les point frôler.
Il exigea qu'elle le reçût ; on le fit entrer dans sa chambre. Il demanda d'un ton brusque :
« Je vous prierai, matame, de fous lever et de tescentre pour qu'on fous foie. »
Elle tourna vers lui ses yeux vagues, ses yeux vides, et ne répondit pas.
Il reprit :
« Che ne tolérerai bas d'insolence. Si fous ne fous levez bas de ponne volonté, che trouverai pien un moyen de fous faire bromener tout seule. »
Elle ne fit pas un geste, toujours immobile comme si elle ne l'eût pas vu.
Il rageait, prenant ce silence calme pour une marque de mépris suprême. Et il ajouta :
« Si vous n'êtes pas tescentue temain... »
Puis, il sortit.
Le lendemain, la vieille bonne, éperdue, la voulut habiller ; mais la folle se mit à hurler en se débattant. L'officier monta bien vite ; et la servante, se jetant à ses genoux, cria :
« Elle ne veut pas, monsieur, elle ne veut pas. Pardonnez-lui ; elle est si malheureuse. »
Le soldat restait embarrassé n'osant, malgré sa colère, la faire tirer du lit par ses hommes. Mais soudain il se mit à rire et donna des ordres en allemand.
Et bientôt on vit sortir un détachement qui soutenait un matelas comme on porte un blessé. Dans ce lit qu'on n'avait point défait, la folle, toujours silencieuse, restait tranquille, indifférente aux événements tant qu'on la laissait couchée. Un homme par-derrière portait un paquet de vêtements féminins.
Et l'officier prononça en se frottant les mains :
« Nous ferrons pien si vous ne poufez bas vous hapiller toute seule et faire une bétite bromenate. »
Puis on vit s'éloigner le cortège dans la direction de la forêt d'Imauville.
Deux heures plus tard les soldats revinrent tout seuls.
On ne revit plus la folle. Qu'en avaient-ils fait ? Où l'avaient-ils portée ! On ne le sut jamais.

La neige tombait maintenant jour et nuit, ensevelissant la plaine et les bois sous un linceul de mousse glacée. Les loups venaient hurler jusqu'à nos portes.
La pensée de cette femme perdue me hantait ; et je fis plusieurs démarches auprès de l'autorité prussienne, afin d'obtenir des renseignements. Je faillis être fusillé.
Le printemps revint. L'armée d'occupation s'éloigna. La maison de ma voisine restait fermée ; l'herbe drue poussait dans les allées.
La vieille bonne était morte pendant l'hiver. Personne ne s'occupait plus de cette aventure ; moi seul y songeais sans cesse.
Qu'avaient-ils fait de cette femme ? s'était-elle enfuie à travers les bois ! L'avait-on recueillie quelque part, et gardée dans un hôpital sans pouvoir obtenir d'elle aucun renseignement. Rien ne venait alléger mes doutes ; mais, peu à peu, le temps apaisa le souci de mon cœur.
Or, à l'automne suivant, les bécasses passèrent en masse ; et, comme ma goutte me laissait un peu de répit, je me traînai jusqu'à la forêt. J'avais déjà tué quatre ou cinq oiseaux à long bec, quand j'en abattis un qui disparut dans un fossé plein de branches. Je fus obligé d'y descendre pour y ramasser ma bête. Je la trouvai tombée auprès d'une tête de mort. Et brusquement le souvenir de la folle m'arriva dans la poitrine comme un coup de poing. Bien d'autres avaient expiré dans ces bois peut-être en cette année sinistre ; mais je ne sais pourquoi, j'étais sûr, sûr, vous dis-je, que je rencontrais la tête de cette misérable maniaque.
Et soudain je compris, je devinai tout. Ils l'avaient abandonnée sur ce matelas, dans la forêt froide et déserte ; et, fidèle à son idée fixe, elle s'était laissée mourir sous l'épais et léger duvet des neiges et sans remuer le bras ou la jambe.
Puis les loups l'avaient dévorée.
Et les oiseaux avaient fait leur nid avec la laine de son lit déchiré.
J'ai gardé ce triste ossements. Et je fais des vœux pour que nos fils ne voient plus jamais de guerre.



زن د یـــــــــــــــــــــوانــــــــــه
دو مو پاسان

آقای ماتیو دو آندولین (1) گفت : گوش کنید ! صدای خروس جنگلی –ابیا – (2) یک قصه و ماجرای حزن انگیز و فاجعه باری را در ایام جنگ فرانسه و پروس را به یاد من می آورد .
شما می دانید که مٍِِلک من در حومه کورمیل (3) بود وقتی که نیروهای پروسی رسیدند من در آن زمان آنجا زندگی می کردم .
در همسایگی من زنی زندگی می کرد که به نوعی جنون مبتلا بود او زیر بار مصائب دچار روان پریشی شده بود قبل از این در سن 27 سالگی در طی یک ماه او پدر ،شوهر و فرزند تازه متولد شده اش را از دست داده بود. وقتی که مرگ یکبار وارد منزلی می شود قطعا فورا به آنجا برخواهد گشت پنداری که راه ورود به آنجا را یادگرفته است !
زن جوان بیچاره در اثر این غمها ذوب شده و هذیان گویان مدت شش ماه در رختخواب مانده بود سپس یک کسالت ملایم جانشین آن بحران شدید شد او بی حرکت ماند و با رنج و اندوه غذا می خورد و تنها چشمهایش را حرکت می داد هر بار که می خواستند او را از سر جایش بلند کنند چنان فریاد می زد تو گویی که آنها می خواستند او را بکشند !ناچار به او اجازه دادند که همیشه و مدام در رختخوابش دراز بکشد و روانداز او را زمانی بر می داشتند که او را به توالت می بردند یا تشکش را جابجا می کردند .
یک خدمتکار پیر و مهربان نزد او ماند که گاه بگاه به او آب می داد تا بنوشد یا ذره ای گوشت سرد می داد تا بخورد .در درون این روح مایوس و نا امید چی می گذشت ؟ هیچکس هیچی نمی دانست چون که او هرگز حرف نمی زد ! آیا به مرگ می اندیشید ؟ آیا خوابهای پریشان و کابوس می دید بدون آنکه آنها را به دقت به یاد آورد ؟ یا آنکه افکار نیستی اندیشش همچون آب راکد بدون تغییر مانده بود ؟
او مدت 15 سال بی حرکت و بی تفاوت و منزوی در رختخوابش ماند !
جنگ فرا رسید و در اولین روزهای ماه دسامبر نیروهای پروسی وارد کورمیل شدند من آن را خوب به خاطر دارم تو گویی همین دیروز بود ! هوا چنان سرد بود که سنگها را می تر کاند و می شکافت من خودم هم بخاطر درد نقرس روی یک تخت افتاده بودم و توان حرکت نداشتم که صدای سنگین قدمهای موزون پاهای نیروهای مهاجم پروسی را می شنیدم و عبور آنها را از مقابل پنجره می دیدم .
آنها بطور پایان ناپذیری همه شبیه به هم در حال رژه رفتن بودند با حرکت ویژه عروسکهای نخی روی سیمها که متعلق به آنها بود . پس از آن فرمانده پروسی نیروهایش را در خانه های ما تقسیم کرد و اسکان داد که 17 نفر به من افتاد و سهم همسایه دیوانه من 12 نفر شد که شخص فرمانده که آدمی وحشی و خشن و پر هیاهو بود از جمله آن دوازده نفر بود .
روزهای اول همه چیز عادی بئد یکی به افسر فرمانده گفته بود که آن خانم بیمار است و نباید خود را از بابت او نگران کنند اما همین زنی که هیچ آزاری به آنها نرسانده بود آنها می خواستند به بیماری او پی ببرند می پرسیدند که بیماری او چی هست ؟
به آنها گفتند که این زن متعاقب یک سری مصیبت و غم و اندوه عمیق در رختخواب ماندگار شده است بدون شک اشغالگران این توضیحات را قبول نداشتند و تصور می کردند که زن بیچاره مجنون از روی غرور و خود خواهی رختخوابش را ترک نمی کند تا چشمش به نیروهای اشغالگر پروسی نیفتد و با آنها صحبت نکند و تماسی با آنها نداشته باشد .!
فرمانده اصرار می کرد تا وارد اتاق زن شود و او را ملاقات کند و سرانجام وارد اتاق او شد.
او با لحن خشن گفت: خانم من ار شما خواهش می کنم که یکبار هم که شده از رختخوابتان خارج شوید !
زن دیوانه چشمان مات و تهی اش را به سمت او چرخاند و هیچ پاسخی نداد .
فرمانده گفت : من تحمل تحقیر و توهین را ندارم اگر زن به خواست خودش از رختخوابش خارج نشود من ابزار هایی در اختیار دارم که او را به اجبار از رختخوابش بیرون بکشم .
زن عکس العملی از خود نشان نداد همچنان بدون حرکت و جنبش بود انگار که هیچ چیز را ندیده است !
فرمانده بسیار خشمگین شد و این سکوت زن دیوانه را نشانه تحقیر خودش گرفت و افزود اگر تا فردا از جایت بر نخاستی آنوقت خواهی دید.....!و سپس آنجا را ترک کرد.
صبح روز بعد خدمتکار پیر با پریشانی می خواست به او لباس بپوشاند اما زن دیوانه فریاد میزد و با تمام قوا دست به مقاومت زد افسر با سرعت بالا آمد خدمتکار روی پاهای افسر افتاد و گریان می گفت : او نمی تواند ، آقا او نمی تواند ! او را ببخشید خیلی بدبخت است .
فرمانده بسیار ناراحت بود ولی علیرغم خشم شدیدش جرات نکرد تا به سربازانش دستور دهد تا او را از رختخوابش بیرون بکشند اما ناگهان لبخند موزیانه ای بر لبانش نشست و به زبان المانی به سربازانش دستوری داد .خیلی زود چند تا از سرباز ها به زن نزدیکش شدند و چهار گوشه تشک او را گرفتند انگار که داشتند مرد مجروحی را روی برانکارد حمل می کردند زن دیوانه چون هنوز روی تشکش بود ساکت و آرام ماند سربازان او را بردند در حالی که یکی از سربازان به دنبال آنها ساکی مملو از لباسهای زن بیچاره را حمل می کرد .
افسر درحالی که دستانش را بهم می زد گفت ما فقط می خواهیم ببینیم که آیا به تنهایی می تواند لباسش را بپوشد و کمی هم راه برود !
سربازان به این صورت و با حمل زن دیوانه از آنجا دور و راه جنگل ایما ویل (4) را در پیش گرفتند .
دو ساعت بعد از این حادثه سربازان همه بدون زن دیوانه برگشتند و هیچ اثری از زن نبود . با زن دیوانه چکار کرده بودند ؟ او را کجا برده بودند ؟هیچکس هیچی نمیدانست .
برف بدون وقفه شب و روز می بارید لایه ضخیمی از برف جنگل و زمین را پوشانده بود گرگها زوزه کشان تا پشت در خانها هم پیش آمده بودند .
فکر این زن ناپدید شده مرا شدیدا به خود مشغول کرده بود چندین بار از مقاماتارتش پروس تقاضا کردم تا از سرنوشت زن دیوانه به من اطلاعی بدهند که نزدیک بود به این خاطر تیر بارانم کنند .
بهار فرا رسید ارتش اشغالگر عقب نشینی کرد و آنجا را ترک کرد اما هنوزهم در خانه همسلیه من بسته باقی مانده بود و علفها در معابر خانه زن همسایه روئیده بود.
خدمتکار پیر هم در فصل زمستان مرده بود و هیچکس خودش را با ماجرای آن زن خودش را مشغول نمی کرد.تنها من بدون وقفه در فکر زن ذدیوانه بودم . آنها با آن زن بیچاره چکار کرده بودند ؟ آیا او موفق شد بود تا بگریزد و توانسته بود از جنگل بگریزد ؟آیا کسی او را پیدا کردئه بود و به بیمارستان برده بود ؟بدون آنکه بتواند اطلاعاتی از او کسب کند .
هیچ چیز نمی توانست شک من را بر طرف کند اما گذشت زمان و مرور ایا م کم کم نگرانی های قلب مرا هم تسکین داد .
پاییز بعد پرنده ابیا –خروس جنگلی- دسته دسته از جنگلهای آنجا عبور می کردند و به وفور یافت می شدند درد نقرس من هم کمی تسکین پیدا کرده بود و به من اجازه می داد تا داخل جنگل بروم .
چهار یا پنج پرنده نک دراز کشته بودم که یکی دیگر را هم شکار کردم اما این یکی در یک گودال پر از شاخ و برگ درختان افتاد و نا پدید شد من برای برداشتن آن پرنده می بایستی داخل گودال بروم من پرنده را داخل گودال دیدم که کنار بدن یک انسان مِِرده افتاده بود فورا فکر و خیال و خاطره زن دیوانه به ذهنم خطور کرد همانند مشتی که بر سینه ام فرود آورده باشند . شاید تعداد خیلی زیادی انسان در طی آن سالهای مصیبت بار در جنگل کشته شده باشند اما من نمی دانم چرا ، مطمئن بودم کاملا مطمئن بودم که من جمجمه آن زن دیوانه بیچاره را پیدا کردم .!
ناگهان فهمیدم و همه چیز را حدس زدم آنها زن دیوانه را روی تشکش در سرمای طاقت فرسا ودر میان جنگل غیر مسکون تنها رها کردند و او هم وفادار به آن عقیده ثابت و لایتغیرش به خودش اجازه داده بود تا زیر لایه ای ضخیم از برف بمیرد بدون اینکه به خود زحمت بدهد تا دستان و پاهایش را حر کت بدهد. !
سپس گرگها او را با حرص و ولع دریده بودند و بلعیده بودند و پرندگان با پشمهای تشک زن دیوانه برای خودشان آشیانه ساخته بودند من استخوانهای او را جمع آوری کرد م .
و آرزو می کنم و دعا می کنم که فرزندان ما دیگر هرگز جنگی را نبینند .

تـــــــــــــــــر جـــــــــــــــــمـــــــــه از خــــــــــــــــود م

1- M . Mathieu d’ Endolin 2-Becasses 3-Cormeil –
4 – Imauville

Wednesday, July 12, 2006

FABLE IX - WILLIAM SAROYAN

The Tribulations of the Simple Husband Who Wanted Nothing More than to Eat Goose but was Denied this Delight by His Unfaithful Wife and Her Arrogant but Probably Handsome Lover.

A simple husband one morning took his wife a goose and said, Cook this bird for me; when I come home in the evening I shall eat it.

The wife plucked the bird, cleaned it, and cooked it. In the afternoon her lover came. Before going away he asked what food he could take with him to his friends. He looked into the oven and saw the roasted goose.

That is for my husband, the wife said.

I want it, the lover said. If you do not let me take it, I shall never love you again.

The lover went off with the goose.

In the evening the husband sat at the table and said, Bring me the goose.

What goose? the wife said.

The goose I brought you this morning, the husband said. Bring it to me.

Are you serious? the wife said. You brought me no goose. Perhaps you dreamed it.

Bring me the goose, the husband shouted.

The wife began to scream, saying, My poor husband has lost his mind. My poor husband is crazy. What he has dreamed he imagines has happened.

The neighbors came and believed the wife, so the husband said nothing and went hungry, except for bread and cheese and water.

The following morning the husband brought his wife another goose and said, Is this a goose?

Yes, the wife said.

Am I dreaming?-No.

Is this the goose's head?-Yes.

Wings?-Yes.

Feathers?-Yes.

All right, the husband said, cook it. When I come home tonight I'll eat it.

The wife cooked the goose. The lover came.

There is another goose today, he said. I can smell it.

You cannot take it, the wife said. I had a terrible scene with my husband last night, and again this morning. It is too much, I love you but you cannot have the goose.

Either you love me or you don't love me, the lover said. Either I take the goose or not.

So he took the goose.

Bring the goose, the husband said.

My poor husband, the wife screamed. He's stark raving mad. Goose, goose, goose. What goose? There is no goose. My poor, poor husband.

The neighbors came and again believed the wife.

The husband went hungry.

The following morning he bought another goose in the city. He hired a tall man to carry the goose on a platter on his head. He hired an orchestra of six pieces, and with the musicians in a circle around the tall man carrying the goose, he walked with them through the streets to his house, calling to his neighbors.

When he reached his house there were many people following him.

He turned to the people and said, Mohammedans, neighbors, the world, heaven above, fish in the sea, soldiers, and all others, behold, a goose.

He lifted the bird off the platter.

A goose, he cried.

He handed the bird to his wife.

Now cook the God Damned thing, he said, and when I come home in the evening I will eat it.

The wife cleaned the bird and cooked it. The lover came. There was a tender scene, tears, kisses, running, wrestling, more tears, more kisses, and the lover went off with the goose.

In the city the husband saw an old friend and said, Come out to the house with me tonight; the wife's roasting a goose; we'll take a couple of bottles of rakki and have a hell of a time.

So the husband and his friend went out to the house and the husband said, Have you cooked the goose?

Yes, the wife said. It's in the oven.

Good, the husband said. You were never really a bad wife. First, my friend and I will have a few drinks: then we will eat the goose.

The husband and his friend had four or five drinks and then the husband said, All right, bring the goose.

The wife said, There is no bread; go to your cousin's for bread; goose is no good without bread.

All right, the husband said.

He left the house.

The wife said to the husband's friend, My husband is crazy. There is no goose. He has brought you here to kill you with this enormous carving knife and this fork. You had better go.

The man went. The husband came home and asked about his friend and the goose.

Your friend has run off with the goose, the wife said. What kind of a friend do you call that, after I slave all day to cook you a decent meal?

The husband took the carving knife and the fork and began running down the street. At length in the distance he saw his friend running and he called out, Just a leg, my friend, that's all.

My God, the other said, he is truly crazy.

The friend began to run faster than ever. Soon the husband could run no more. He returned wearily to his home and wife. Once again he ate his bread and cheese. After this plain food he began to drink rakki again.

As he drank, the truth began to come to him little by little, as it does through alcohol.

When he was very drunk he knew all about everything. He got up and quietly whacked his wife across the room.

If your lover's got to have a goose every day, he said, you could have told me. Tomorrow
I will bring two of them. I get hungry once in a while myself, you know.

غـــــــــــــــــاز
ویلیام سارویان

رنج و عذاب یک شوهر ساده لوح که بسیار مایل به خوردن گوشت غاز بود اما توسط همسر بی وفایش و دوستدار کستاخ و شاید جذابش هر بار نا کام می شد .

یک شوهر ساده لوح یک روز صبح " غازی " را به خانه آورد و به همسرش گفت این را بپز تا شب که به خانه آمدم آن را بخورم .
زن پرهای پرنده را کند و آن را پاک کرد و پخت .بعد از ظهر دوستدارش آمد قبل از انکه آنجا را ترک کند به زن گفت خوراکی چی دارید تا من برای دوستانم ببرم؟ او به درون اجاق نگاه کرد و غاز پخته را دید.
زن گفت : این مال شوهرم است.
دوستدار گفت : من این را می خواهم اگر اجازه ندهی من آن را ببرم دیگر هرگز تو را دوست نخواهم داشت
بنابراین دوستدار با غاز انجا را ترک کرد !
شب شوهر برگشت و روی میز غذا خوری نشست و گفت : غاز را بیاور!
زن گفت : کدام غاز ؟؟؟!!!
شوهر گفت : همان غازی که امروز صبح آوردم و به تو دادم زود آن را برای من بیار.
زن گفت جدی می گویی ! تو امروز صبح غازی به خانه آوردید . شاید دارید خیال بافی می کنید !
شوهر فریاد زد: غاز را بیاور !
زن شروع به جیغ زدن کرد و گفت شوهرم دیوانه شده است عقلش را از دست داده آنچه را خیال می کند به جای واقعیت گرفته است
همسایه ها آمدند و جانب زن را گرفتند مرد خاموش شد و چیزی نگفت. گرسنه ماند و فقط چند لقمه نان و پنیر با آب خورد.
صبح روز بعد شوهر یک غاز دیگر خرید و به خانه آورد و به زنش گفت : آیا این یک غاز است ؟
زن گفت : بله !
شوهر گفت : آیا من دارم خواب می بینم ؟
زن گفت :نخیر !
شوهر گفت :آیا این سر غاز است ؟
زن گفت : بله!
شوهر گفت :آیا این بالهای غاز است ؟
زن گفت :بله!
شوهر گفت : انها پرهای غاز هستند ؟
زن گفت : بله !
شوهر گفت : بسیار خوب ! پس آن را بپز تا شب برگشتم آن را بخورم !
زن غاز را پخت . باز هم دوستدار آمد!
دوستدارگفت : من فکر می کنم امروز یک غاز دیگه پخته اید بوی آن را من حس می کنم !
زن گفت : شما دیگر نمیتوانید این یکی را ببرید من دیشب سر غاز با شوهرم کلی دعوا داشتم و امروز صبح هم جر وبحث داشتیم من تو را دوست دارم ولی تو نمیتوانی غاز را ببرید.
دوستدارگفت : دوستم داشته باشید یا نداشته باشید من باید غاز را ببرم !
بنابراین دوستدارغاز را برد
شب شوهر برگشت و گفت : غاز را بیاور!
زن جیغ کشید و گفت : بیچاره شوهرم ! او کاملا دیوانه شده . غاز ،غاز،غاز کدام غاز !!!؟؟؟غازی در کار نیست ! شوهر بیچاره ام !!!!!!!
با صدای دادو فریاد زن و شوهر همسایه ها آمدند و باز هم مثل قبل حق را به زن دادند و برای خیالاتی شدن شوهر احساس تاسف کردند!!
مرد آن شب هم گرسنه ماند و چیزی نگفت !
صبح روز بعد مرد به بازار شهر رفت و یک غاز خرید و یک مرد بلند قد را اجیر کرد و به خدمت گرفت تا غاز را در یک دیس بزرگ روی سرش حمل کند . یک ارکستر موسیقی مرکب از شش نوازنده هم اجیر کرد تا دور مردی که غاز را حمل می کرد حلقه بزنند و موسیقی بنوازند شوهر هم همراه آنها به سمت خانه اش در حال راه رفتن بود !
وقتی که به خانه اش رسید جمعیت زیادی دور آنها جمع شده بودند !!
شوهر رو به جمعیت کرد و با صدای بلند گفت : مسلمانان ،همسایه ها ، جهان ،سربازان ،خدای آسمانها ، ماهی های دریا، همه وهمه ... این غاز را ببینید !
شوهر غاز را از روی دیس برداشت و فریاد زد یک غاز !!
و سپس غاز را به زنش داد !
شوهر خطاب به زنش گفت " این غاز لعنتی را بپز تا شب که برگشتم آن را بخورم !
زن غاز را تمیز کرد و آن را پخت باز هم دوستدارآمد !بعد از مدت زمانی که با هم گذراندنددوستدار رفت در حالی که غاز را با خود برد !
شوهر شب در شهر در حال آمدن به خانه بود که به یک دوست قدیمی برخورد و خطاب به او گفت امشب با من به منزل ما بیا. زنم یک غاز درست کرده است چند قدحی می خوریم و این روزگار جهنمی را با هم خوش می گذرانیم. !
بنابراین شوهر و دوستش به خانه آمدند . شوهر به زنش گفت غاز را پخته اید ؟
زن گفت: بله ! توی اجاق است
شوهر گفت : خیلی خوب ! تو هرگز یک زن بدی نبوده اید . من و دوستم ابتدائ چند قدحی می نوشیم و سپس غاز را می خوریم.
شوهر و دوستش 4 یا 5 قدح نوشیدند و سپس شوهر به زنش گفت خیلی خوب حالا غاز را بیاور !
زن گفت : در خانه نان نداریم به خانه پسر عمویت برو و مقداری نان بیاور چون غاز بدون نان مزه ندارد.
شوهر گفت : بسیار خوب و خانه را ترک کرد
زن پیش مهمان آمد و به او گفت : غازی در کار نیست شوهرم دیوانه شده است و می خواهد با این خنجر بزرگ تو را بکشد بهتر است تا برنگشته فرار کنید !
مهمان دستپاچه گریخت .شوهر برگشت و پرسید مهمان من و غاز کجاست ؟
زن گفت : عجب رفیق هایی که تو داری !!! غاز را دزدید و فرار کرد در حالی که من یک روز تمام صرف پختن آن کرده بودم !
مرد قاشق و چنگال را برداشت و در خیابان شروع به دویدن کرد سر انجام دوستش را در دور دست در انتهای خیابان در حال دویدن دید شوهر فریاد زد دوست من فقط یک بال غاز را به من بده فقط همین !
دوست او به پشت سرش نگاه کرد و با خودش گفت خدای من او کاملا دیوانه است !
دوست تند تر دوید شوهر خسته شد و دیگر نتوانست بدود بنا براین خسته و کوفته به خانه و پیش زنش برگشت باز هم لقمه ای نان و پنیر خورد پس از این غذای ساده چند قدحی نوشید . بعد از نوشیدن چند قدح اندک اندک حقیقت بر او آشکار شد
وقتی که او کاملا مخمور بود حقایق بر او آشکار می شد بلند شد و به آرامی شروع به زدن زنش کرد.
شوهر گفت اگر قرار است فاسق تو هر روز یک غاز بخورد خوب این را از اول به من می گفتی تا من هر بار دو تا غاز بخرم تا این قدر گرسنه نمانم .!


تـــــــــــــــر جـــــــــــــــــمــه از خـــــــــــــود م


http://www.geocities.com/ogcolin/jordanie/pages/aqaba.htm

Monday, June 19, 2006

La Mer
May 22, 2006 07:55AM

La mer
Qu'on voit danser le long des golfes clairs
A des reflets d'argent
La mer
Des reflets changeants
Sous la pluie
La mer
Au ciel d'été confond
Ses blancs moutons
Avec les anges si purs
La mer bergère d'azur
Infinie
Voyez
Près des étangs
Ces grands roseaux mouillés
Voyez
Ces oiseaux blancs
Et ces maisons rouillées
La mer
Les a bercés
Le long des golfes clairs
Et d'une chanson d'amour
La mer
A bercé mon cœur pour la vie



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Thursday, June 15, 2006

G. de Maupassant

LA MORTE


Je l'avais aim饠鰥rdument ! Pourquoi aime-t-on ? Est-ce bizarre de ne plus voir dans le monde qu'un 괲e, de n'avoir plus dans l'esprit qu'une pens饬 dans le coeur qu'un d鳩r, et dans la bouche qu'un nom : un nom qui monte incessamment, qui monte, comme l'eau d'une source, des profondeurs de l'⭥, qui monte aux l趲es, et qu'on dit, qu'on redit, qu'on murmure sans cesse, partout, ainsi qu'une pri貥.
Je ne conterai point notre histoire. L'amour n'en a qu'une, toujours la mꭥ. Je l'avais rencontr饠et aim饮 Voil࠴out. Et j'avais v飵 pendant un an dans sa tendresse, dans ses bras, dans sa caresse, dans son regard, dans ses robes, dans sa parole, envelopp鬠li鬠emprisonn頤ans tout ce qui venait d'elle, d'une fa篮 si compl败 que je ne savais plus s'il faisait jour ou nuit, si j'鴡is mort ou vivant, sur la vieille terre ou ailleurs.
Et voil࠱u'elle mourut. Comment ? Je ne sais pas, je ne sais plus.
Elle rentra mouill饬 un soir de pluie, et le lendemain, elle toussait. Elle toussa pendant une semaine environ et prit le lit.
Que s'est-il pass頿 Je ne sais plus.
Des m餥cins venaient, 飲ivaient, s'en allaient. On apportait des rem褥s; une femme les lui faisait boire. Ses mains 鴡ient chaudes, son front br? et humide, son regard brillant et triste. Je lui parlais, elle me r鰯ndait. Que nous sommes-nous dit ? Je ne sais plus. J'ai tout oubli鬠tout, tout ! Elle mourut, je me rappelle tr賠bien son petit soupir, son petit soupir si faible, le dernier.
La garde dit :"Ah!" Je compris, je compris ! Je n'ai plus rien su. Rien. Je vis un pr괲e qui pronon硠ce mot : " Votre maesse." Il me sembla qu'il l'insultait. Puisqu'elle 鴡it morte on n'avait plus le droit de savoir cela. Je le chassai. Un autre vint qui fut tr賠bon, tr賠doux. Je pleurai quand il me parla d'elle.
On me consulta sur mille choses pour l'enterrement. Je ne sais plus.
Je me rappelle cependant tr賠bien le cercueil, le bruit des coups de marteau quand on la cloua dedans. Ah ! mon Dieu !
Elle fut enterr饠! enterr饠! Elle ! dans ce trou ! Quelques personnes 鴡ient venues, des amies. Je me sauvai. Je courus.
Je marchai longtemps ࠴ravers des rues. Puis je rentrai chez moi.
Le lendemain je partis pour un voyage.

Hier, je suis rentr頠 Paris.
Quand je revis ma chambre, notre chambre, notre lit, nos meubles, toute cette maison o?it rest頴out ce qui reste de la vie d'un 괲e apr賠sa mort, je fus saisi par un retour de chagrin si violent que le faillis ouvrir la fen괲e et me jeter dans la rue. Ne pouvant plus demeurer au milieu de ces choses, de ces murs qui l'avaient enferm饬 abrit饬 et qui devaient garder dans leurs imperceptibles
fissures mille atomes d'elle, de sa chair et de son souffle, je pris mon chapeau, afin de me sauver. Tout ࠣoup, au moment d'atteindre la porte, je passai devant la grande glace du vestibule qu'elle avait fait poser l࠰our se voir, des pieds ࠬa t괥, chaque jour, en sortant, pour voir si toute sa toilette allait bien, 鴡it correcte et jolie, des bottines ࠬa coiffure.
Et je m'arr괡i net en face de ce miroir qui l'avait souvent refl鴩e. Si souvent, si souvent, qu'il avait d?der aussi son image.
J'鴡is lࠤebout, fr魩ssant, les yeux fix鳠sur le verre, sur le verre plat, profond, vide, mais qui l'avait contenue tout enti貥, poss餩e autant que moi, autant que mon regard passionn鮠Il me sembla que j'aimais cette glace - je la touchai, - elle 鴡it froide ! Oh ! le souvenir ! le souvenir ! miroir douloureux, miroir br?, miroir vivant, miroir horrible, qui fait souffrir toutes les tortures ! Heureux les hommes dont le coeur, comme une glace o?ssent et s'effacent les reflets, oublie tout ce qu'il a contenu, tout ce qui a pass頤evant lui, tout ce qui s'est contempl鬠mir頤ans son affection, dans son amour ! Comme je souffre ! Je sortis et, malgr頭oi, sans savoir, sans le vouloir, j'allai vers le cimeti貥.
Je trouvai sa tombe toute simple, une croix de marbre, avec ces quelques mots: "Elle aima, fut aim饬 et mourut."
Elle 鴡it lଠl୤essous, pourrie ! Quelle horreur ! Je sanglotais, le front sur le sol.
J'y restai longtemps, longtemps. Puis je m'aper絳 que le soir venait. Alors un d鳩r bizarre, fou, un d鳩r d'amant d鳥sp鲩 s'empara de moi. Je voulus passer la nuit pr賠d'elle, derni貥 nuit, ࠰leurer sur sa tombe. Mais on me verrait, on me chasserait. Comment faire ?
Je fus rus鮠Je me levai et me mis ࠥrrer dans cette ville des disparus. J'allais, J'allais. Comme elle est petite cette ville ࠣ?de l'autre, celle o?n vit l Et pourtant comme ils sont plus nombreux que les vivants, ces morts. Il nous faut de hautes maisons, des rues, tant de place, pour les quatre g鮩rations qui regardent le jour en mꭥ temps, boivent l'eau des sources, le vin des vignes et mangent le pain des plaines.
Et pour toutes les g鮩rations des morts, pour toute l'飨elle de l'humanit頤escendue jusqu'࠮ous, presque rien, un champ, presque rien ! La terre les reprend, l'oubli les efface. Adieu !
Au bout du cimeti貥 habit鬠j'aper絳 tout ࠣoup le cimeti貥 abandonn鬠celui o? vieux d馵nts ach趥nt de se mꬥr au sol, o? croix elles-mꭥs pourrissent, o?n mettra demain les derniers venus. Il est plein de roses libres, de cypr賠vigoureux et noirs, un jardin triste et superbe, nourri de chair humaine.
J'鴡is seul, bien seul. Je me blottis dans un arbre vert. Je m'y cachai tout entier, entre ces branches grasses et sombres.
Et j'attendis, cramponn頡u tronc comme un naufrag頳ur une 鰡ve.

Quand la nuit fut noire, tr賠noire, je quittai mon refuge et me mis ࠭archer doucement, ࠰as lents, ࠰as sourds, sur cette terre pleine de morts.
J'errai longtemps, longtemps, longtemps. Je ne la retrouvais pas. Les bras 鴥ndus, les yeux ouverts, heurtant des tombes avec mes mains, avec mes pieds, avec mes genoux, avec ma poitrine, avec ma t괥 elle-mꭥ, j'allais sans la trouver. Je touchais, je palpais comme un aveugle qui cherche sa route, je palpais des pierres, des croix, des grilles de fer, des couronnes de verre, des couronnes de fleurs fan饳 ! Je lisais les noms avec mes doigts, en les promenant sur les lettres. Quelle nuit ! quelle nuit ! Je ne la retrouvais pas !
Pas de lune! Quelle nuit! J'avais peur, une peur affreuse dans ces 鴲oits sentiers, entre deux lignes de tombes ! Des tombes ! des tombes ! des tombes. Toujours des tombes ! A droite, ࠧauche, devant moi, autour de moi, partout, des tombes ! Je m'assis sur une d'elles, car je ne pouvais plus marcher tant mes genoux fl飨issaient.
J'entendais battre mon coeur ! Et j'entendais autre chose aussi ! Quoi ? un bruit confus innommable ! Etait-ce dans ma t괥 affol饬 dans la nuit imp鮩trable, ou sous la terre myst鲩euse, sous la terre ensemenc饠de cadavres humains, ce bruit ? Je regardais autour de moi!
Combien de temps suis-je rest頬࠿ Je ne sais pas. J'鴡is paralys頰ar la terreur, j'鴡is ivre d'鰯uvante, pr괠ࠨurler, pr괠࠭ourir.
Et soudain il me sembla que la dalle de marbre sur laquelle j'鴡is assis remuait. Certes, elle remuait, comme si on l'e?ulev饮 D'un bond je me jetai sur le tombeau voisin, et je vis, oui, je vis la pierre que je venais de quitter se dresser toute droite; et le mort apparut, un squelette nu qui, de son dos courb頬a rejetait. Je voyais, je voyais tr賠bien, quoique la nuit fut profonde. Sur la croix je pus lire : "Ici repose Jacques Olivant, d飩d頠 l'⧥ de cinquante et un ans. Il aimait les siens, fut honn괥 et bon, et mourut dans la paix du Seigneur."
Maintenant le mort aussi lisait les choses 飲ites sur son tombeau. Puis il ramassa une pierre dans le chemin, une petite pierre aigu묠et se mit ࠬes gratter avec soin, ces choses. Il les effa硠tout ࠦait, lentement, regardant de ses yeux vides la place o?t ࠬ'heure elles 鴡ient grav饳; et du bout de l'os qui avait 鴩 son index, il 飲ivit en lettres lumineuses comme ces lignes qu'on trace aux murs avec le bout d'une allumette :
"Ici repose Jacques Olivant, d飩d頠 l'⧥ de cinquante et un ans. Il hⴡ par ses duret鳠la mort de son p貥 dont il d鳩rait h鲩ter, il tortura sa femme, tourmenta ses enfants, trompa ses voisins, vola quand il le put et mourut mis鲡ble."
Quand il eut achev頤'飲ire, le mort immobile contempla son oeuvre. Et je m'aper絳, en me retournant, que toutes les tombes 鴡ient ouvertes, que tous les cadavres en 鴡ient sortis, que tous avaient effac頬es mensonges inscrits par les parents sur la pierre fun鲡ire, pour y r鴡blir la v鲩t鮼BR> Et je voyais que tous avaient 鴩 les bourreaux de leurs proches, haineux, d鳨onn괥s, hypocrites, menteurs, fourbes, calomniateurs, envieux, qu'ils avaient vol鬠tromp鬠accompli tous les actes honteux, tous les actes abominables, ces bons p貥s, ces 鰯uses fid謥s, ces fils d鶯u鳬 ces jeunes filles chastes, ces commer确ts probes, ces hommes et ces femmes dits irr鰲ochables.
Ils 飲ivaient tous en mꭥ temps, sur le seuil de leur demeure 鴥rnelle, la cruelle, terrible et sainte v鲩t頱ue tout le monde ignore ou feint d'ignorer sur la terre.
Je pensai qu'elle aussi avait d?tracer sur sa tombe.
Et sans peur maintenant, courant au milieu des cercueils entrouverts, au milieu des cadavres, au milieu des squelettes, j'allai vers elle, s?e je la trouverais aussit?BR> Je la reconnus de loin, sans voir le visage envelopp頤u suaire.
Et sur la croix de marbre o?t ࠬ'heure j'avais lu : " Elle aima, fut aim饬 et mourut. "
J'aper絳 :
"Etant sortie un jour pour tromper son amant, elle eut froid sous la pluie, et mourut. "


31 mai 1887


مُردگان
دو مو پاسان
او را دیوانه وار دوست داشتم.
چرا بعضی دوست می دارند ؟ چرا بعضی دوست می دارند !؟ چه قدر عجیب است که ببینی که فقط یک نفر در دنیا ،فقط یک فکر در ذهن ،فقط یک آرزو در دل و فقط یک نام بر لبانش داشته باشد،نامی که پیوسته بر زبانش جاری شوداوج بگیرد همچون آب یک چشمه ! از اعماق روح بر لبها جاری می شودنامی که یک نفر بارها و بارها تکرار می کند مدام زمزمه می می کند در همه جا مانند یک نیایش کننده...!
من می خواهم داستان مان را برای شما باز گو گنم چرا که عشق همواره یکی است و همواره همان است. من اورا دیدم و به او علاقمند شدم همه ماجرا همین است و یک سال تمام در آتش عشق او سوختم لمس کردن او ،در آغوش او بودن در لباسهای او در کلمات او که با دقت انتخاب می شدند بی تاب بودم هر چی که از جانب او بود من شیفته آن بودم دیگر اهمیتی نمی دادم که شب است یا روز ؟ مرده ام یا زنده ام؟بر روی این کره زمین کهنسال.....
اما ناگهان او مرد !!! چطور؟ من نمیدانم ،من الان دیگر هیچی نمیدانم به هر حال یک روز غروب او به خانه آمد در حالی که کاملا خیس بود چون باران سنگینی در حال باریدن بود.روز بعد به شدت سرفه می کرد او برای مدت یک هفته مدام سرفه کرد و در رختخواب ماند. چه اتفاقی افتاده بود من الان به یاد ندارم اما دکتر ها آمدند و نسخه ها نوشتتند و داروهایی تجویز کردند و زنان او را وادار کردند تا آن داروها را بنوشد.دستانش خیلی داغ بود پیشانی اش از شدت تب می سوخت و چشمانش براق و غمگین بود وقتی که با او صحبت می کردم او به من پاسخ می داداما من الان بخاطر ندارم که او چی گفت.من هر چیزی ،هر چیزی ،هر چیزی که او گفته است کاملا فراموش کرد ه ام ولی هنوز چهر ه او و آن آه و ناله ضعیفش را بخاطر دارم. پرستار گفت : آه ! و من فهمیدم ! من فهمیدم!
من بیشتر از این هیچ چیزی نمی دانستم هیچ چیز. من یک کشیش دیدم که گفت : معشوقه شما..؟این تعبیر کشیش به نظر من توهین به او بود چون او مرده بود.هیچ کس حق نداشت که دیگر این اصطلاح را به کار ببرد بنابراین من او را بیرون کردم.کشیش دیگری آمد که مهربان و خونگرم بود و وقتی که در باره او صحبت کرد من اشک ریختم . آنها در مورد چگونگی مراسم خاکسپاری با من مشورت کردند ولی من هیچی از گفته های آنها را به یاد ندارم اما صدای برخورد چکش با میخ را پس از آنکه او را در تابوت گذاشته بودندخوب به خاطر دارم. آه خدایا ! آه خدایا!...او را دفن کردند ! دفن!در آن گودال!چند نفر از دوستان او از زنان آمده بودند. من گریختم و وارد خیابان شدم به خانه رفتم وروز بعد راهی سفر شدم.

* * * * *
دیروز به پاریس برگشتم. وقتی که دوباره اتاقم را دیدم اتاقمان ،تختخوابمان،اثاثیه مان و تمام چیزهایی که از یک انسان بعد از مرگش باقی می ماند چنان حزن واندوه عمیقی بر من مستولی شد که در من این اندیشه شکل گرفت تا پنجره را باز کنم و خودم را از پنجره به خیابان پرتاب کنم بیش از این نمی توانستم در میان این چیزها،در میان این دیوارها که زمانی او را در بر گرفته بودندو سقفی که سر پناهی برای او بودبمانم همان جایی که هزاران زره از او ،از پوست او و از نفس او در لابلای شکافهای غیر محسوس خود داشتند بمانم .کلاهم را برداشتم تا از آنجا بگریزم اما به محض رسیدن به درگاه از مفابل آینه بزرگی که در راهرو بودگذشتم!همان آینه ای که او آنجا گذاشته بودتا بتواند هر بار که از خانه خارج می شودخودش را هر روز از سر تا پا برانداز کندتا ببیند که آیا آرایش او خوب ودرست وزیبا هست واز پوتین های کوچولویش تا کلاهش را برانداز کند.مدت زمان کوتاهی در مقابل آینه ای که بارها و بارها او را در خود ش انعکاس داده بود ایستادم آینه ای که ممکن بود هنوز انعکاسی از او را در خود نگه داشته باشدمن انجا ایستاده بودم با تنی لرزان در حالیکه چشمانم به سطح آن شیشه صاف،عمیق و تهی که زمانی او را بطور کامل در یر گرفته بود خیره ماندم همان قدر به آینه تعلق داشت که به من. حس کردم که مجذوب آینه شده ام آن را لمس کردم آینه سرد بود. آ ه خاطرات! آینه غمبار ،آینه سوزان، آینه مخوفی که انسان را دستخوش عذابی چنان می کند.خوشبخت مردی که قلبی از یخ داردخوشبخت مردی که آنچه را زمانی در قلبش داشته به وادی فراموشی می سپارد آنچه را که زمانی بر او گذشته است هر آنچه را که خودش را درآن دیده یا در عواطف منعکس شده در عشقش ...اه چقدر من رنج می کشم.من بدون اینکه بدانم و بدون اینکه بخواهم به سمت گورستان رفتم قبر ساده او را یافتم با یک صلیب سفید مر مری که این چند کلمه روی آن بود:
" او دوست داشت، دوست داشته شد،و در گذشت."
او آنجا آن زیر بود، پوسیده !چه وحشتناک بود من هق هق گریه می کردم در حالیکه پیشانیم روی خاک بود.مدت زمان زیادی آنجا ماندم زمانی طولانی..بعد دیدم که هوا در حال تاریک شدن است یک حس عجیب و دیوانه وار، آرزوی یک دلباخته نومید بر من دست یافت. می خواستم شب را ،آخرین شب، را گریان بر سر گور او بگذرانم.اما ممکن بود من را ببینند و بیرونم کنند. پس چه کارا بایستی می کردم؟ من زیرک بودم بلند شدم و شروع به پرسه زدن در شهر مردگان کردم. راه رفتم و راه رفتم.چقدر این شهر در مقایسه با دیگر شهر ها، شهر هایی که ما زندگان در آن زندگی می کنیم کوچک و حقیر است. با این وجود چقدر تعداد مردگان از زند ها بیشتر است!ما زند ه ها به خانه های بلند،به خیابان های پهن و عریض و فضاهای وسیع نیاز داریم.به اتاق های بیشتر برای چهار نسلی که از آب چشمه ها نوشیده و نور آفتاب را دیده و آرد دشت ها را خورد ه اند.
اما مردگان برای تمام نسل ها، که نوع بشر از آنها به ما رسیده ،بندرت ،بندرت چیزی از آنها باقی مانده زمین آنها را باز پس گرفته است و فراموشی آنها را محو کرده.و خدا حافظ..
در آنتهای گورستان من متوجه شدم که در قدیمی ترین بخش گورستان هستم جایی که آنهایی را که خیلی وقت پیش پیش مُرده اند و با خاک یکسان شده اند جایی که حتی صلیبهای سنگی هم فرسوده شده اند! جایی که احتمالا مُردگان جدید را فردا در آنجا دفن خواهند کردند. آنجا پر از رز های خودرو سروهای ستبر و بلند و تیره و و باغ زیبا و غمگینی بود که از بدن انسانها تغذیه می کنند. من تنها بودم کاملا تنها. پای یک درخت سبز دو لا شدم و آنجا خودم را بطور کامل در لابلای شاخ و برگ انبوه و تیره آن خودم مخفی کردم و مانند یک ناوی که پس از غرق شدن کشتی اش خود را به تخته پاره ای می چسباند به تنه درخت چسبیده بودم و صبر می کردم.
وقتی که هوا کاملا تاریک شد من از پناه گاهم خارج شدم و آهسته ،آرام و بی صداروی زمینی که پُر از مردگان بود شروع به حرکت کردم و با دستان گشوده جلو می رفتم در حالی که دستان ،پاها،زانوان،سینه و حتی سرم با قبرها برخورد می کرد بدون اینکه قادر باشم که او را پیدا کنم و مانند پیر مردی که کورمال کور مال بخواهد راهش را پیدا کند پیش می رفتم و سنگها ،صلیبها ،نرده های آهنی و حلقه های پژمرده گل را لمس می کردم و نام ها را با انگشتانم می خواندم با حرکت انگشت روی حروف الفبا..چه شبی بود ! چه شبی بود! من نمی توانستم او را دو باره پیدا کنم.
ماه نبود چه شبی بود من ترسیده بودم در میان دو ردیف قبر و یک معبر تنگ بشدت ترسیده بودم قبر ،قبر ،قبر هیچ چیزی جز قبر وجود نداشت در سمت راستم ،در سمت چپم در مقابلم، دور و برم همه جا قبر بود من روی یکی از آن قبر ها نشستم یگر نمی توانستم راه بروم زانوانم خیلی سست و ناتوان شده بودند من می توانستم صدای ضربان قلبم را بشنوم همچین یک صدای دیگر راهم می شنیدم ! صدای چی ؟یک صدای گیج کننده و نا شناخته و مبهم . آیا این صدا درون سرم بود ؟در این شب نفوذ نا پذیر ! یا زیر این زمین اسرار آمیز بود ؟زمینی که با بدن انسانها بذر افشانی شده بود !من به اطراف خودم نگاه کردم ولی برای چه مدتی آنجا ماندم نمیدانم؟ از ترس فلج شده بودم از ترس یخ زده بودم و آماده فریاد زدن و آماده مردن!
ناگهان چنین بظرم رسید که تخته سنگ مرمرین قبری که من رویش نشسته بودم در حال حرکت کردن بود مطمئنا در حال حرکت بود چون شروع به بلند شدن کرد !من با یک جهش روی سنگ قبر مجاور پریدم من دیدم بله من دیدم سنگی که لحظاتی قبل ترک کرده بودم شروع کرد به بلند شدن ! سپس شخص مُرده ظاهرشد .یک اسکلت برهنه بود با پشتی خمیده اش سنگ رابه عقب هُل دادبا اینکه شب کاملا تاریک بود من این را به وضوح دیدم و روی صلیپ توانستم بخوانم :
در اینجا ژاک اولیوان آرمیده است که در 51 سالگی در گذشت او خانواده اش را دوست داشت مهربان و شرافتمند بود و با آرامش جان به جان آفرین تسلیم کرد !
شخص مُرده نوشته حک شده روی قبرش را خواندسپس او سنگی را از روی زمین بر داشت سنگ کوچک و نوک تیزی و با دقت شروع به پاک کردن و تراشیدن حروف حک شده روی قبرش کرد. او به آرامی آنها را پاک کرد و با سوراخ خالی چشمهایش به جای حروف حک شده نگاه کرد و بعد با نوک تیز استخوانی که زمانی سر انگشتان او بودند شروع کرد با حروف منوری نوشت:
اینجا ژاک اولیوان مدفون شده است که در 51 سالگی مُرد او با نا مهربانی مرگ پدرش را پیش انداخت تا ثروت او را به ارث ببرد. او همسرش را زجر داد و فرزندانش راعذاب داد. همسایگانش را فریفت و از هر کس که توانست دزدید ودر فلاکت و پستی مُرد.
وقتی که نوشتن را تمام کرد مرد مُرده بی حرکت ایستاد در حالی که به نوشته اش نگاه می کرد.وقتی که برگشتم و به دور و برم نگاه کردم متوجه شدم که تمام قبرها باز شده اند و همه مُردگان از قبرهاشان خارج شده بودند و همه سرگرم پاک کردن دروغ هایی بودند که توسط بستگانشان روی سنگ قبرشان حک شده بودند و به به جای این همه دروغ ،حقیقت را می نوشتند و من فهمید م که همه آنها دغلباز ،بد خواه و بد اندیش،متقلب ،دورو،دروغگو،حسود،رذل و مجرم بوده اند .و همسایگان شان را آزرده اند همه آنها دزدی می کرده اند و فریب داده اند و هر کار زشت و نفرت انگیزی را مرتکب شده اند ! آن پدران خوب ،آن همسران وفادار ،آن پسران فداکار ،آن دختران پاکدامن و آن بازرگانان درستکار و همه این مردان و زنانی که معصوم و بی گناه نامیده می شدند! همه آنها در آستانه ورود به جایگاه ابدی شان ،همه در حال نوشتن حقیقت ،حقیقت مهیب و مقدسی بودند که دیگران از آن اطلاع نداشتند ویاوانمود می کردند که از آن بی خبرند!
من با خودم فکر کردم که بایستی که او هم چیزی روی سنگ قبرش نوشته باشدبنابراین بدون هیچ ترسی از میان تابوت های نیم باز و جنازه ها و اسکلت ها به سوی او دویدم و مطمئن بودم که فورا او را پیدا می کنم . بدون دیدن چهره اش در جا او را شناختم با چهره ای که در ملحفه پیچیده شده بود بر روی صلیب او که لحظا تی قبل این نوشته را خوانده بودم :
" او دوست داشت ،دوست داشته شد،و در گذشت"
خواندم :

او دریک روز بارانی با هدف خیانت به شوهرش –معشوقش- از خانه خارج شد به شدت سرما خورد و مُرد.!!!
بنظر میرسد که مردم بامداد مرا بیهوش روی قبر او یافته بودند.


ترجمه از : خودم

LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME
__La Déclaration universelle des droits de l’homme
اعلامیه جهانی حقوق بشر
Le 10 décembre 1948, au Palais de Chaillot, à Paris, les 58 Etats membres de l'Assemblée générale des Nations unies ont adopté la Déclaration universelle des droits de l'homme.


Préambule

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,
از آنجا كه شناسایی حیثیت ذاتی كلیه اعضا خانواده بشری و حقوق یكسان و انتقال ناپذیر آنان اساس آزادی و عدالت و صلح را در جهان تشكیل می‌دهد،

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme,
از آنجایی كه عدم شناسایی و تحقیر حقوق بشر، منتهی به اعمال وحشیانه گردیده است كه روح بشریت را به‌عصیان واداشته و ظهور دنیایی كه در آن، افراد بشردر بیان و عقیده، آزاد و از ترس و فقر، فارغ باشند، بعنوان بالاترین آمال بشر اعلام شده‌است،

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression,
از آنجا كه اساسا حقوق انسانی را باید با اجرای قانون حمایت كرد تا بشر به عنوان آخرین علاج، به قیام بر علیه ظلم و فشار، مجبور نگردد،
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations,
از آنجا كه اساسا لازم است توسعه روابط دوستانه بین ملل را مورد تشویق قرار داد،
Considérant que, dans la Charte, les peuples des Nations unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
از آنجا كه مردم ملل متحد، ایمان خود را به حقوق اساسی بشرو مقام و ارزش فرد انسانی و تساوی حقوق مرد و زن مجددا در منشور، اعلام كرده‌اندو تصمیم راسخ گرفته‌اندكه به پیشرفت اجتماعی، كمك كنند و در محیطی آزاد‌تر، وضع زندگی بهتری بوجود آورند،
Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
از آنجا كه دول عضو، متحد شده‌اند كه احترام جهانی و رعایت واقعی حقوق بشر و آزادی‌های اساسی را با همكاری سازمان ملل متحدتامین كنند،
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,
از آنجا كه حسن تفاهم مشتركی بین حقوق و آزادی‌ها برای اجرای كامل این تعهدكمال اهمیت را دارد،
L'Assemblée générale
Proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
مجمع عمومی، این اعلامیه جهانی حقوق بشر را آرمان مشتركی برای تمام مردم و كلیه ملل اعلام می‌كند تا جمیع افراد و همه اركان اجتماع، این اعلامیه را دائما مد نظر داشته باشند و مجاهدت كنند كه بوسیله تعلیم و تربیت، این حقوق و آزادیها، توسعه یابد و با تدابیر تدریجی ملی و بین‌المللی، شناسایی و اجرای واقعی و حیاتی آنها، چه در میان خود ملل عضو، و چه در بین كشورهایی كه در قلمرو آنها می‌باشند، تامین گردد.

Article 1
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
تمام افراد بشر، آزاد به دنیا می‌آیند و از لحاظ حیثیت و حقوق، با هم برابرند. همه دارای عقل و وجدان می‌باشند و باید نسبت به یكدیگر با روح برادری رفتار كنند.

Article 2
Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

هركس می‌تواند بدون هیچگونه تمایز، مخصوصا از حیث نژاد، رنگ، جنس، زبان، مذهب، عقیده سیاسی یا هر عقیده دیگر، از تمامی حقوق و آزادیهایی كه در اعلامیه حاضر، دكر شده است، بهره‌متد گردد.


De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
بعلاوه، هیچ تبعیضی بعمل نخواهد آمد كه مبتنی بر وضع سیاسی، اداری و قضایی یا بین‌المللی كشور یا سرزمینی باشد كه شخص، به آن تعلق دارد، خواه این كشور مستقل، تحت قیمومت یا غیر خود مختار بوده یا حاكمیت آن، به شكلی، محدود شده باشد.

Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
هركس حق زندگی، آزادی و امنیت شخصی دارد.
Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
احدی را نمی‌توان در بردگی، نگه‌داشت و داد و ستد بردگان، به هر شكلی كه باشد، ممنوع است.

Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
احدی را نمی‌توان تحت شكنجه، یا مجازات یا رفتاری قرار داد كه ظالمانه یا برخلاف انسانیت و شئون بشری باشد.

Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.
هركس خق دارد كه شخصیت حقوقی او در همه جا، بعنوان یك انسان در مقابل قانون شناخته شود.

Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

همه افراد در پیشگاه قانون یکسانند و حق دارند که بی هیچ تفاوت از پشتیبانی قانون بطور برابر استفاده کنند.هر کس حق دارد در مقابل هر گونه تبعیض که ناقض این اعلامیه باشد و در مقابل هر گونه عملی که چنین تبعیضی را تشویق کند، از حمایت یکسان قانون بر خوردار گردد.

Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.
در برابر اعمالی كه حقوق اساسی فرد را مورد تجاوز قرار بدهد و آن حقوق بوسیله قانون اساسی یا قانون دیگری،‌ برای او شناخته شده باشد، هركس حق رجوع به حاكم ملی صالح دارد.

Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ni exilé.
احدی نمی‌تواند خودسرانه، توقیف، حبس یا تبعید شود.
Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.
هر شخص با مساوات كامل حق دارد كه دعوايش در دادگاهی مستقل و بی طرف، منصفانه و علنی رسيدگی شود و چنين دادگاهی در باره‌ ء حقوق و الزامات وی، يا هر اتهام جزايی كه به او زده شده باشد، تصميم بگيرد.
Article 11
Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.


هر شخصی كه به بزهكاری متهم شده باشد، بی گناه محسوب می‌شود تا هنگامی كه در جريان محاكمه ای علنی كه در آن تمام تضمين‌های لازم برای دفاع او تامين شده باشد، مجرم بودن وی به طور قانونی محرز گردد.
Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.
هيچ كس برای انجام دادن يا انجام ندادن عملی كه در موقع ارتكاب آن، به موجب حقوق ملی يا بين المللی جرم شناخته نمی‌شده است، محكوم نخواهد شد. همچنين هيچ مجازاتی شديدتر از مجازاتی كه در موقع ارتكاب جرم به آن تعلق می‌گرفت، دربارهء كسی اعمال نخواهد شد.
Article 12
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
نبايد در زندگی خصوصی، امور خانوادگی، اقامت گاه يا مكاتبات هيچ كس مداخله‌های خودسرانه صورت گيرد يا به شرافت و آبرو و شهرت كسی حمله شود. در برابر چنين مداخله‌ها و حمله‌هايی، برخورداری از حمايت قانون، حق هر شخصی است.
Article 13
Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
هر شخصی حق دارد در داخل هر كشور آزادانه رفت وآمد كند و اقامتگاه خود را برگزيند.
Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
هر شخصی حق دارد هر كشوری ، از جمله كشور خود را ترك كند يا به كشورخويش بازگردد.
Article 14
Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
در برابر شكنجه، تعقيب و آزار، هر شخصی حق درخواست پناهندگی و برخورداری از پناهندگی در كشورهای ديگر را دارد.
Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations unies.
در موردی كه تعقيب واقعا در اثر جرم عمومی و غيرسياسی يا در اثر اعمالی مخالف با هدف‌ها و اصول ملل متحد باشد، نمی‌توان به اين حق استناد كرد.
Article 15
Tout individu a droit à une nationalité.
هر فردی حق دارد كه تابعيتی داشته باشد.
Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.
هيچ كس رانبايد خودسرانه از تابعيت خويش ، يا از حق تغيير تابعيت محروم كرد.
Article 16
A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
هر مرد و زن بالغی حق دارند بی هيچ محدوديتی از حيث نژاد، مليت، يا دين با همديگر زناشويی كنند و تشكيل خانواده بدهند. در تمام مدت زناشويی و هنگام انحلال آن، زن و شوهر در امور مربوط به ازدواج حقوق برابر دارند.
Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
ازدواج حتما بايد با رضايت كامل و آزادانهء زن و مرد صورت گيرد.
La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.
خانواده ركن طبيعی و اساسی جامعه است و بايد از حمايت جامعه و دولت بهره مند شود.
Article 17
Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
هر شخصی به تنهايی يا به صورت جمعی حق مالكيت دارد.
Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété
هيچ كس را نبايد خودسرانه از حق مالكيت محروم كرد.
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.
هر شخصی حق دارد از آزادی انديشه، وجدان و دين بهره مند شود. اين حق مستلزم آزادی تغيير دين يا اعتقاد و همچنين آزادی اظهار دين يا اعتقاد، در قالب آموزش دينی، عبادت‌ها و اجرای آيين‌ها و مراسم دينی به تنهايی يا به صورت جمعی، به طور خصوصی يا عمومی است.
Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
هر فردی حق آزادی عقيده و بيان دارد و اين حق، مستلزم آن است كه كسی از داشتن عقايد خود بيم و نگرانی نداشته باشد و در كسب و دريافت و انتشار اطلاعات و افكار، به تمام وسايل ممكن، و بدون ملاحظات مرزی، آزاد باشد.
Article 20
Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.
هر شخصی حق دارد از آزادی تشكيل اجتماعات، مجامع و انجمن‌های مسالمت آميز بهره مند گردد. هيچ كس را نبايد به شركت در هيچ اجتماعی مجبور كرد.
Article 21
Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
هر شخصی حق دارد كه در اداره‌ء امور عمومی كشور خود، مستقيما يا به وساطت نمايندگانی كه آزادانه انتخاب شده باشند، شركت جويد
Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
هركس حق دارد با تساوی شرایط، به مشاغل كشور خود نایل آید
La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.
اساس و منشا قدرت حكومت، اراده مردم است. این اراده باید توسط انتخاباتی ابراز گردد كه از روی صداقت و بطور ادواری صورت پذیرد. انتخابات باید عمومی و رعایت مساوات باشد و با رای مخفی یا طریقه‌ای نظیر آن صورت گیرد كه آزادی رای را تامین نماید.

Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.
هر شخصی به عنوان عضو جامعه، حق امنيت اجتماعی دارد و مجاز است به ياری مساعی ملی و همكاری بين المللی، حقوق اقتصادی، اجتماعی و فرهنگی ضروری برای حفظ حيثيت و كرامت و رشد آزادانهء شخصيت خودرا، با توجه به تشكيلا ت و منابع هر كشور، به دست آورد.
Article 23
Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
هر شخصی حق دارد كار كند، كار خود را آزادانه برگزيند، شرايط منصفانه و رضايت بخشی برای كار خواستار باشد و در برابر بیكاری حمايت شود.
Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
همه حق دارند كه بی هيچ تبعيضی، در مقابل كار مساوی، مزد مساوی بگيرند.
Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
هركسی كه كار می‌كند حق دارد مزد منصفانه و رضايت بخشی دريافت دارد كه زندگی او و خانواده اش را موافق حيثيت و كرامت انسانی تامين كند و در صورت لزوم با ديگر وسايل حمايت اجتماعی كامل شود.
Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.
هر شخصی حق دارد كه برای دفاع از منافع خود با ديگران اتحاديه تشكيل دهد و يا به اتحاديه‌های موجود بپيوندد.
Article 24
Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.
هر شخی حق استراحت، فراغت و تفريح دارد و به ويژه بايد از محدوديت معقول ساعات كار و مرخصی‌ها و تعطيلا ت ادواری با دريافت حقوق بهره مند شود.
Article 25
Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
هر شخصی حق دارد كه از سطح زندگی مناسب برای تامين سلامتی و رفاه خود و خانواده اش، به ويژه از حيث خوراك، پوشاك، مسكن، مراقبت‌های پزشكی و خدمات اجتماعی ضروری برخوردار شود. همچنين حق دارد كه در مواقع بیكاری، بيماری، نقص عضو، بيوگی، پيری يا در تمام موارد ديگری كه به عللی مستقل از ارادهء خويش وسايل امرار معاشش را از دست داده باشد، از تامين اجتماعی بهره مند گردد.
La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.
مادران و كودكان حق دارند كه از كمك و مراقبت ويژه برخوردار شوند. همهء كودكان، اعم از آن كه در پی ازدواج يا بی ازدواج زاده شده باشند، حق دارند كه از حمايت اجتماعی يكسان بهره مند گردند.
Article 26
Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire.
همه حق دارند از آموزش و پرورش، بهره‌مند شوند. آموزش و پرورش، لااقل تا حدودی كه مربوط به تعلیمات ابتدایی و اساسی است، باید رایگان باشد. آموزش ابتدایی، اجباریست. آموزش حرفه‌ای، باید عمومیت پیدا كند و آموزش عالی باید با شرایط تسائی كامل، بروی همه باز باشد تا همه بنا به استعداد خود، بتوانند از آن بهره‌گیرند.
L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations unies pour le maintien de la paix.
آموزش و پرورش باید طوری هدایت شود كه شخصیت هركس را به حداكثر رشد برساند و احترام حقوق و آزادی‌های بشر را تقویت نماید. آموزش و پرورش باید، حسن تفاهم، گذشت و احترام به عقاید مخالف و دوستی بین تمام ملل و جمعیت‌های نژادی یا مذهبی و همچنین توسعه فعالیت‌های ملل متحد را در راه حفظ صلح، تسهیل نماید.
Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.
پدر و مادر، در انتخاب نوع آموزش و پرورش فرزندان خود، اولویت دارند.
Article 27
Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent
هر شخصی حق دارد آزادانه در زندگی فرهنگی اجتماع، سهيم و شريك گردد و از هنرها و به ويژه از پيشرفت علمی و فوايد آن بهره مند شود.
Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.
هركس حق دارد از حمايت منافع معنوی و مادی آثار علمی، ادبی يا هنری خود برخوردار گردد.
Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.
هر شخصی حق دارد خواستار برقراری نظمی در عرصه‌ء اجتماعی و بين المللی باشد كه حقوق و آزادی‌های ذكرشده در اين اعلاميه را، به تمامی تأمين و عملی سازد.
Article 29
L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
هر فردی فقط در برابر آن جامعه ای وظايفی برعهده دارد كه رشد آزادانه و همه جانبهء او را ممكن می‌سازد.
Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
هركس در اعمال حقوق و بهره گيری از آزادی‌های خود فقط تابع محدوديت‌هايی قانونی است كه صرفا برای شناسايی و مراعات حقوق و آزادی‌های ديگران و برای رعايت مقتضيات عادلانه‌ء اخلاقی و نظم عمومی و رفاه همگانی در جامعه ای دموكراتيك وضع شده اند.
Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.
اين حقوق و آزادی‌ها در هيچ موردی نبايد بر خلاف هدف‌ها و اصول ملل متحد اعمال شوند.
Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant, pour un Etat, un groupement ou un individu, un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

هيچيك از مقررات اعلاميه‌ء حاضر نبايد چنان تفسير شود كه برای هيچ دولت، جمعيت يا فردی متضمن حقی باشد كه به موجب آن برای از بين بردن حقوق و آزادی‌های مندرج در اين اعلاميه فعاليتی انجام دهد يا به عملی دست بزند.

Thursday, June 01, 2006

Saturday, May 27, 2006

La Mer en animation flash

* * * * * *

LA DOT

G. de Maupassant

Personne ne s'étonna du mariage de maître Simon Lebrument avec Mlle Jeanne Cordier. Maître Lebrument venait d'acheter l'étude de notaire de maître Papillon ; il fallait, bien entendu, de l'argent pour la payer ; et Mlle Jeanne Cordier avait trois cent mille francs liquides, en billets de banque et en titres au porteur. Maître Lebrument était un beau garçon, qui avait du chic, un chic notaire, un chic province, mais enfin du chic, ce qui était rare à Boutigny-le-Rebours.
Mlle Cordier avait de la grâce et de la fraîcheur, de la grâce un peu gauche et de la fraîcheur un peu fagotée ; mais c'était, en somme, une belle fille désirable et fêtable.
La cérémonie d'épousailles mit tout Boutigny sens dessus dessous.
On admira fort les mariés, qui rentrèrent cacher leur bonheur au domicile conjugal, ayant résolu de faire tout simplement un petit voyage à Paris après quelques jours de tête-à-tête.
Il fut charmant, ce tête-à-tête, maître Lebrument ayant su apporter dans ses premiers rapports avec sa femme une adresse, une délicatesse et un à-propos remarquables. Il avait pris pour devise : "Tout vient à point à qui sait attendre." Il sut être en même temps patient et énergique. Le succès fut rapide et complet.
Au bout de quatre jours, Mme Lebrument adorait son mari.
Elle ne pouvait plus se passer de lui, il fallait qu'elle l'eût tout le jour près d'elle pour le caresser, l'embrasser lui tripoter les mains, la barbe, le nez, etc. Elle s'asseyait sur ses genoux, et, le prenant par les oreilles, elle disait : "Ouvre la bouche et ferme les yeux." Il ouvrait la bouche avec confiance, fermait les yeux à moitié, et il recevait un bon baiser bien tendre, bien long, qui lui faisait passer de grands frissons dans le dos. Et à son tour il n'avait pas assez de caresses, pas assez de lèvres, pas assez de mains, pas assez de toute sa personne pour fêter sa femme du matin au soir et du soir au matin.
Une fois la première semaine écoulée, il dit à sa jeune compagne :
"Si tu veux, nous partirons pour Paris mardi prochain. Nous ferons comme les amoureux qui ne sont pas mariés, nous irons dans les restaurants, au théâtre, dans les cafés-concerts, partout, partout." Elle sautait de joie.
"Oh ! oui, oh ! oui, allons-y le plus tôt possible." Il reprit :
"Et puis, comme il ne faut rien oublier, préviens ton père de tenir ta dot toute prête ; je l'emporterai avec nous et je paierai par la même occasion maître Papillon." Elle prononça :
"Je le lui dirai demain matin." Et il la saisit dans ses bras pour recommencer le petit jeu de tendresse qu'elle aimait tant, depuis huit jours.
Le mardi suivant, le beau-père et la belle-mère accompagnèrent à la gare leur fille et leur gendre qui partaient pour la capitale.
Le beau-père disait :
"Je vous jure que c'est imprudent d'emporter tant d'argent dans votre portefeuille." Et le jeune notaire souriait.
"Ne vous inquiétez de rien, beau-papa, j'ai l'habitude de ces choses-là. vous comprenez que, dans ma profession, il m'arrive quelquefois d'avoir près d'un million sur moi. De cette façon, au moins, nous évitons un tas de formalités et un tas de retards. Ne vous inquiétez de rien."
L'employé criait :
"Les voyageurs pour Paris en voiture." Ils se précipitèrent dans un wagon où se trouvaient deux vieilles dames.
Lebrument murmura à l'oreille de sa femme :
"C'est ennuyeux, je ne pourrai pas fumer". Elle répondit tout bas :
"Moi aussi, ça m'ennuie bien, mais ça n'est pas à cause de ton cigare." Le train siffla et partit. Le trajet dura une heure, pendant laquelle ils ne dirent pas grand-chose, car les deux vieilles dames ne dormaient point.
Dès qu'ils furent dans la cour de la gare Saint-Lazare, maître Lebrument dit à sa femme :
"Si tu veux, ma chérie, nous allons d'abord déjeuner au boulevard ; puis nous reviendrons tranquillement chercher notre malle pour la porter à l'hôtel." Elle y consentit tout de suite :
"Oh oui, allons déjeuner au restaurant. Est-ce loin ?" Il reprit :
"Oui, un peu loin, mais nous allons prendre l'omnibus." Elle s'étonna :
"Pourquoi ne prenons-nous pas un fiacre ?
Il se mit à la gronder en souriant :
"C'est comme ça que tu es économe, un fiacre pour cinq minutes de route, six sous par minute, tu ne te priverais de rien.
- C'est vrai", dit-elle, un peu confuse.
Un gros omnibus passait, au trot des trois chevaux. Lebrument cria :
"Conducteur ! eh ! conducteur !" La lourde voiture s'arrêta. Et le jeune notaire, poussant sa femme, lui dit, très vite :
"Monte dans l'intérieur moi, je grimpe dessus pour fumer au moins une cigarette avant mon déjeuner". Elle n'eut pas le temps de répondre ; le conducteur, qui l'avait saisie par le bras pour l'aider à escalader le marchepied, la précipita dans sa voiture, et elle tomba, effarée, sur une banquette, regardant avec stupeur par la vitre de derrière, les pieds de son mari qui grimpait sur l'impériale.
Et elle demeura immobile entre un gros monsieur qui sentait la pipe et une vieille femme qui sentait le chien.
Tous les autres voyageurs, alignés et muets - un garçon épicier une ouvrière, un sergent d'infanterie, un monsieur à lunettes d'or coiffé d'un chapeau de soie aux bords énormes et relevés comme des gouttières, deux dames à l'air important et grincheux, qui semblaient dire par leur attitude : "Nous sommes ici, mais nous valons mieux que ça", deux bonnes soeurs, une fille en cheveux et un croque-mort, avaient l'air d'une collection de caricatures, d'un musée des grotesques, d'une série de charges de la face humaine, semblables à ces rangées de pantins comiques qu'on abat, dans les foires, avec des balles.
Les cahots de la voiture ballottaient un peu leurs têtes, les secouaient, faisaient trembloter la peau flasque des joues ; et, la trépidation des roues les abrutissant, ils semblaient idiots et endormis.
La jeune femme demeurait inerte :
"Pourquoi n'est-il pas venu avec moi ?" se disait-elle. Une tristesse vague l'oppressait. Il aurait bien pu, vraiment, se priver de cette cigarette.
Les bonnes soeurs firent signe d'arrêter, puis elles sortirent l'une devant l'autre, répandant une odeur fade de vieille jupe.
On repartit, puis on s'arrêta de nouveau. Et une cuisinière monta, rouge, essoufflée. Elle s'assit et posa sur ses genoux son panier aux provisions. Une forte senteur d'eau de vaisselle se répandit dans l'omnibus.
"C'est plus loin que je n'aurais cru", pensait Jeanne.
Le croque-mort s'en alla et fut remplacé par un cocher qui fleurait l'écurie. La fille en cheveux eut pour successeur un commissionnaire dont les pieds exhalaient le parfum de ses courses.
La notairesse se sentait mal à l'aise, écoeurée, prête à pleurer sans savoir pourquoi.
D'autres personnes descendirent, d'autres montèrent. L'omnibus allait toujours par les interminables rues, s'arrêtait aux stations, se remettait en route.
"Comme c'est loin ! se disait Jeanne. Pourvu qu'il n'ait pas eu une distraction, qu'il ne soit pas endormi ! Il s'est bien fatigué depuis quelques jours." Peu à peu tous les voyageurs s'en allaient. Elle resta seule, toute seule. Le conducteur cria :
"Vaugirard !"
Comme elle ne bougeait point, il répéta :
"Vaugirard !"
Elle le regarda, comprenant que ce mot s'adressait à elle, puisqu'elle n'avait plus de voisins. L'homme dit, pour la troisième fois :
"Vaugirard !"
Alors elle demanda :
"Où sommes-nous ?"
Il répondit d'un ton bourru :
"Nous sommes à Vaugirard, parbleu, voilà vingt fois que je le crie.
- Est-ce loin du boulevard ? dit-elle.
- Quel boulevard ?
- Mais le boulevard des Italiens.
- Il y a beau temps qu'il est passé !
- Ah ! voulez-vous bien prévenir mon mari ?
- Votre mari ? Où ça ?
- Mais sur l'impériale.
- Sur l'impériale ! v'là longtemps qu'il n'y a plus personne." Elle eut un geste de terreur.
"Comment ça ? Ce n'est pas possible. Il est monté avec moi.
Regardez bien ; il doit y être !" Le conducteur devenait grossier :
"Allons, la p'tite, assez causé, un homme de perdu, dix de retrouvés. Décanillez, c'est fini. Vous en trouverez un autre dans la rue." Des larmes lui montaient aux yeux, elle insista :
"Mais, monsieur vous vous trompez, je vous assure que vous vous trompez. Il avait un gros portefeuille sous le bras."
L'employé se mit à rire :
"Un gros portefeuille. Ah ! oui, il est descendu à la Madeleine.
C'est égal, il vous a bien lâchée, ah ! ah ! ah !..." La voiture s'était arrêtée. Elle en sortit, et regarda, malgré elle, d'un mouvement instinctif de l'oeil, sur le toit de l'omnibus. Il était totalement désert.
Alors elle se mit à pleurer et tout haut, sans songer qu'on l'écoutait et qu'on la regardait, elle prononça :
"Qu'est-ce que je vais devenir ?"
L'inspecteur du bureau s'approcha :
"Qu'y a-t-il ?"
Le conducteur répondit d'un ton goguenard :
"C'est une dame que son époux a lâchée en route."
L'autre reprit :
"Bon, ce n'est rien, occupez-vous de votre service."
Et il tourna les talons.
Alors, elle se mit à marcher devant elle, trop effarée, trop affolée pour comprendre elle-même ce qui lui arrivait. Où allait-elle aller ? Qu'allait-elle faire ? Que lui était-il arrivé à lui ? D'où venaient une pareille erreur un pareil oubli, une pareille méprise, une si incroyable distraction ? Elle avait deux francs dans sa poche. A qui s'adresser ? Et, tout d'un coup, le souvenir lui vint de son cousin Barral, sous-chef de bureau à la Marine.
Elle possédait juste de quoi payer la course du fiacre ; elle se fit conduire chez lui. Et elle le rencontra comme il partait pour son ministère. Il portait, ainsi que Lebrument, un gros portefeuille sous le bras.
Elle s'élança de sa voiture.
"Henry !" cria-t-elle.
Il s'arrêta, stupéfait :
"Jeanne ?... ici ?... toute seule ?... Que faites-vous, d'où venez-vous ?"
Elle balbutia, les yeux pleins de larmes.
"Mon mari s'est perdu tout à l'heure.
- Perdu, où ça ?
- Sur un omnibus.


- Sur un omnibus ?... Oh !..." Et elle lui conta en pleurant son aventure.
Il l'écoutait, réfléchissant. Il demanda :
"Ce matin, il avait la tête bien calme ?
- Oui.
- Bon. Avait-il beaucoup d'argent sur lui ?
- Oui, il portait ma dot.
- Votre dot ?... tout entière ?
- Tout entière... pour payer son étude tantôt.
- Eh bien, ma chère cousine, votre mari, à l'heure qu'il est, doit filer sur la Belgique." Elle ne comprenait pas encore. Elle bégayait.
"... Mon mari... vous dites ?...
- Je dis qu'il a raflé votre... votre capital... et voilà tout." Elle restait debout, suffoquée, murmurant :
"Alors c'est... c'est... c'est un misérable !..." Puis, défaillant d'émotion, elle tomba sur le gilet de son cousin, en sanglotant.
Comme on s'arrêtait pour les regarder, il la poussa, tout doucement, sous l'entrée de sa maison, et, la soutenant par la taille, il lui fit monter son escalier et comme sa bonne interdite ouvrait la porte, il commanda :
"Sophie, courez au restaurant chercher un déjeuner pour deux personnes. Je n'irai pas au ministère aujourd'hui."

* * * * *

جهیزیه


اثر: دو مو پاسان

کسی با ازدواج ارباب سیمون لابر ومان و دوشیزه ژن کواردیه تعجب نکرده و دچار بهت و حیرت نشد. ارباب لامبرومان به تازگی دفتر وکالت ارباب پاپیون را خریده بود، و بایستی پول آن را پرداخت می کرد ، و دوشیزه کواردیه سیصد هزار فرانک پول به صورت حساب بانکی و سهام داشت.
ارباب لابرومان جوانی زیبا بود که به سر و وضع ظاهریش هم می رسید او یک شهرستانی خوش تیپ بود اوسر دفتری شیک و خوش قیافه بود او با وجود شیکی و خوش ظاهری خیلی زرنگ وزیرک بود امری که در "بوتنی-لو- روبور بسیار نادر وکمیاب بود.
دوشیزه کواردیه زیبایی و طراوتی جزئی داشت که زیاد چشمگیر نبود در مجموع ، دختری زیبا ،دلخواه وعیاش بود.
مراسم ازدواج آنها در "بوتنی "زبانزد عام شد.
مردم زوج جوان را که در خلوت به خوشی مشغول بودند و کمتر در انظار ظاهر می شدند تحسین می کردند.آنها پس از چند روز خلوت و تنهایی تصمیم داشتند که فقط یک سفر کوتاه به پاریس داشته باشند.
این خلوت آنها خیلی دل انگیز بود ارباب لابرومان مدانست که چطور با نرمی و ملایمت و مهارت و ظرافت رفتار کند تا توجه او را به خود جلب کند شعار ارباب لابرومان این بود که " گر صبر کنی ز غوره حلوا سازی ". او همزمان صبور و پر انرژی بود و همین امر راه موفقیت را هموار می کرد.
بعد از چهار روز خانم لابرومان همسرش را همچنان دوست داشت نمی توانست دوری او را تحمل کند شوهرش می بایستی همواره در کنار او باشد تا او بتواند نوازشش کند.با انگشتان،ریش ،بینی و سایر اعضای بدنش بازی کند و او را در آغوش بکشد.زن روی زانوان مرد می نشست و گوش او را نوازش می کرد. به شوهرش می گفت : چشمانت را ببند و دهانت را باز کن" و مرد دهانش را می بست و چشمانش را نیم بسته نگه می داشت و بوسه ای شیرین ،گرم و طولانی دریافت می کرد که تا ستون فقراتش را به لرزه در می آورد.اما مرد در عوض ان همه نوازشها ،بوسه ها و محبتهای زن، شب تا صبح و صبح تا شب حرکتی برای خوشنود کردن زن انجام نمیداد.
پس از گذشت یک هفته ،مرد به زنش گفت:
موافق هستی تا سه شنبه آینده به پاریس برویم و آنجا مثل عشاق جوانی که ازدواج نکرده اند به رستورانها ،سالن های نمایش و به کافه کنسرتها برویم و همه جا و همه جا...
زن از خوشحالی بالا پرید و گفت: اوه!بله ،اوه بله، هر چه زودتر که ممکن باشد این کار را بکنیم!
مرد افزود: از انجا که نباید چیزی را از یاد ببریم بهتر است که به پدرت بگویی تا جهزیه را آماده کند تا آن را هم با خودمان ببریم واز فرصت استفاده کنیم و پول ارباب پاپیون را پرداخت کنیم.
زن در حالی که دستان شوهرش را گرفت تا آن نوازشهای احمقانه ای که هشت روز بود که انجام می داد شروع کند گفت: خیلی خوب ،همین فردا به پدرم می گویم.
سه شنبه بعد پدر و مادر عروس،دختر و دامادشان را که راهی پایتخت بودند تا ایستگاه راه آهن بدرقه کردند.
پدر عروس گفت:به خدا قسم می خورم که بردن این همه پول در یک کیف دستی کار اشتباهی است!
دفتر دار جوان لبخند زد و گفت: شما نگران نباشید من به این کار عادت دارم شما حتما می دانید که لازمه شغل من این است که گاهی یک میلیون همراه خودم داشته باشم و به این صورت از تشریفات اداری زمان تلف کن می گریزم.پس شما نگران هیچی نباشید.
در این زمان کارمند راه آهن فریاد زد:
مسافرین پاریس هرچه زودتر سوار شوند.
زن وشوهر وارد کوپه ای شدند که دو تا پیرزن در آن نشسته بودند.
لابرومان در گوش زنش پچ پچ کرد و گفت :کسل کننده است من نمیتوانم سیگار بکشم.
زن به آرامی پاسخ داد من هم همینطور . اما دلایل ما با هم فرق دارد.
سوت قطار برخاست و شروع به حرکت کرد یک ساعتی در حرکت بودند اما با هم هیچ حرفی نزدند چون پیر زن ها هنوز بیدار بئدند.
به محض رسیدن به ایستگاه لازارو مرد به زنش گفت : عزیزم موافق هستی که اول به بولوار برویم و یک صبحانه مفصل بخوریم و بعد برگردیم و با خیال راحت اسبابها را به هتل ببریم
زن فورا موافقت کرد و گفت :اوه خیلی خوب است برویم و صبحانه را در رستوران بخوریم. بعد افزود :رستوران خیلی دور است؟
مرد پاسخ داد کمی دور است اما ما با اتوبوس می رویم.
زن تعجب کرد و گفت چرا کالسکه نمی گیری
شوهر لبخند سر زنش آمیزی زد و گفت : اینجوری می خواهی برای من صرفه جویی کنی! یک کالسکه برای پنج دقیقه راه،برای هر دقیقه راه شش سو می گیرد تو نمی توانی صرفنظر کنی؟
زن با آشفتگی پاسخ داد که تو راست می گویی!
یک اتوبوس بزرگ که سه اسب آن را می کشید از آنجا رد شد مرد فریاد زد راننده ! اهای راننده!!
ماشین سنگین ایستاد و مرد زنش را به داخل هل داد و با عجله گفت:برو تو من می روم بالای ماشین تا حداقل قبل از ناهار یک سیگار بکشم.
زن فرصت نداشت تا جوابی بدهد مرد راننده که زیر بازوی او را گرفته بود او را به داخل هل داد زن با شگفتی روی صندلی نشت و از شیشه عقب پاهای شوهرش را دید که داشت به بالای اتوبوس می رفت.
وبدون حرکت بین یک پیرمرد چاق که بوی پیپ میداد ویک پیر زن که بوی سگ می داد بدون حرکت نشست
سایر مسافرها ساکت و به ردیف،یک بقال جوان ،یک کارگر،یک سر باز پیاده نظام،مردی با عینکهای دسته طلایی و کلاهی که شبیه ناودان بود و دو زن بد اخلاق که گویی با رفتارش می خواستند بگویند " درسته که ما اینجا هستیم اما شان ما بالاتر از اینهاست!" دو خواهر راهبه ،یک دختر سر برهنه و یک نعش کش، به یک مجموعه کاریکاتور در یک نمایشگاه نقاشی شبیه بودند یک ردیف آدم مضحک که شبیه مترسکهای بودند که بچه در بازار به سویشان توپ پرتاب می کردند.!
با تکان درشکه سرشان به این سو آنسو حرکت می کرد و گوشهایشان می لرزید و دست انداز های راه آنها را گیج کرده بود و خرف و منگ بنظر می رسیدند.
زن جوان بی حرکت از خودش می پرسید:
پس چرا با من نیامد ؟ اندوهی جانکاه او را فرا گرفت. واقعا او نمی توانست از کشیدن سیگار منصرف شود.
دو خواهر راهبه فریاد زدندند که می خواهند پیاده شوند،یکی بعد از دیگری از اتوبوس پیاده شدند بوی نای دامنهای کهنه شان بر جای ماند.
اتوبوس دوباره حرکت کرد و مجددا توقف کرد ویک زن آشپز با صورتی سرخ نفس نفس زنان سوار شد نشست در حالی که یک سبد مواد غذایی را رون پاهایش گذاشت بوی مطبوعی از سبد برخاست.
زن با خود اندیشید ،فکر نمی کردم که اینقدر دور باشد!
نعش کش هم پیاده شد و بجای او یک سورچی سوار شد که بوی اسطبل می داد.بجای دختران یک سوار کار بالا آمد که بوی پاهایش رایحه میدان اسبدوانی را در اتوبوس منتشر کرد.
زن دفتردار دلش گرفته بودن چون احساس خوبی نداشت بدون دلیل خاصی می خواست زیر گریه بزند.
گروهی از مسافران پیاده شدند و گروه دیگری سوار شدنداتوبوس از خیابانهای زیادی گذشت در ایستگاها توقف می کرد و سپس به راهش ادامه می داد
زن با خودش می گفت: چقدر دور است !..نکند مسخره بازی در آورده باشد.یا شاید هم خوابیده باشد آخر چند روز گذشته کلی کار انجام داده و خودش را خسته کرده است.
کمکم همه مسافران پیاده شدند و زن تنها ماند ناگهان راننده فریاد زد :واژیرارد !
چون دید که زن تکان نخورد باز هم فریاد زد :وژیرارد!
زن نگاهی به راننده کرد و چون دید که غیر از او کسی دیگر در اتوبوس نیست مطمئن شد که مخاطب راننده اوست .راننده برای بار سوم فریاد زد :واژیرارد!
در این حال زن پرسید کجا هستیم ؟
مرد بتندی پاسخ داد :معلومه که ،ما در وژیرارد هستیم من بیست بار که گفتم!
زن پرسید : تا بلوار خیلی راه مانده است؟
مرد گفت ،کدام بلوار؟
خوب معلوم است منظورم بلوار ایتالیاست!
مرد گفت : خیلی وقت است که ما از آن رد شدیم !

زن گفت :اه !میشه شوهرم را صدا کنید
رانده گفت : شوهرتان!!؟؟کجا هست
زن گفت :خوب معلومه روی سقف اتومبیل!

راننده گفت : روی سقف اتومبیل! خیلی وقت است که دیگه کسی انجا نیست!
زن با ناراحتی گفت :چطور ممکن است ولی ما باهم سوار شدیم الان باید انجا باشد خوب نگاه کنید!
این بار راننده با درشتی گفت : بس کن کوچولو !یک مرد گم کردی توی خیابان ده تا می توانی پیدا بکنی بسه دیگه می توانید یک شوهر دیگه توی خیابان پیدا کنید !زود پیاده شو!
اشک از چشمان زن سرازیر شد و گفت اما آقا شما اشتباه می کنید من به شما نشان می دهم که شما اشتاه می کنید شوهر من یک کیف دستی بزرگ زیر بغلش بود.
راننده خندید و گفت :یک کیف بزرگ ! اه بله آن مرد خیابان مادلن پیاده شد به هر حال تفاوتی نمی کند اون شما را رها کرده است ها!ها

اتوبوس توقف کرد و زن در حالی که پیاده می شد بی اراده به سقف ماشین چشم دوخت اما کسی آنجا نبود!
زن با صدای بلند گریه می کرد دیگر برای او مهم نبود که کسی او را می بیند یا صدای گریه او را می شنود با خودش می گفت الان چکار باید بکنم!
بازرس اتوبوسرانی نزدیک شد و پرسید :چی شده؟
راننده با تمسخر کفت :شوهر این خانم اون را رهاش کرده و رفته!!
مرد دیگر گفت :مساله ای نیست به کارتان ادامه بدهید.و بر گشت.
زن بسیار آشفته بود بی هدف گام بر میداشت ودرک نمی کرد که چه اتفاقی برایش پیش افتاده است کجا برود ؟ چکار بکند ؟ چه اتفاقی برای شوهرش افتاده است؟ علت چنین اشتباه بزرگ ،فراموشی و تحقیر و حواس پرتی چی بود!!؟؟؟
دو فرانک داخل جیبش بود از چه کسی بایستی تقاضای کمک می کرد. ناگهان بیادش آمد که پسر عمویش معاون دفتر کشتیرانی انجاست.
تنها انقدر پول داشت که کرایه کالسکه را پرداخت کند با پرس و جو به آنجا را پیدا کرد و قتی که رسید پسر عموبارل داشت به اداره می رفت او هم مثل لابرومان کیف بزرگی زیر بغل داشت.
زن از کالسکه پیاده شد :
فریاد زد :هانری!
هانری با تعجب فراوان ایستاد و گفت:
ژن ! اینجا..تنها!؟؟ اینجا چکار می کنی ؟ از کجا می یید؟
زن با لکنت و در حالی که سیل اشک از چشمانش جاری بود گفت: شوهرم بطور ناگهانی گم شد!!
گم شد !!!کجا گم شد؟
روی سقف اتوبوس!
روی سقف اتوبوس؟ ،اوه
و زن در حالیکه گریه می کرد داستان را برای او شرح داد.
پسر عمو در حالیکه گوش میداد به فکر فرو رفته بود پرسید ؟
امروز صبح حالش خوب بود؟
بله!!
پول زیادی هم با خودش داشت؟
بله ،جهیزیه من!!!
جهیزیه تو !!!!؟همه اش؟
همه آن را ...میخواست پول دفتر وکالت را که خریده بود پرداخت کند.
خب دختر عمو جان ! شوهر تو الان سالم و سر حال در بلژیک می گردد!!!
زن هنوز از درک این واقعیت عاجز بود و با لکنت گفت؟شوهر من را شما می گوئید.!؟
من مطمئن هستم که او جهیزیه شما را ربوده و رفته .همین

ای بیچاره ...ای بدبخت ...وبعد در حالی که به شانه پسر عمویش تکیه کرده بود هق هق می گریست.

مردمی که در حال عبور بودند به آنها نگاه می کردند به همین خاطر پسر عمو او را تا ورودی خانه اش آرام پیش برد و بعد با گرفتن کمر او از پله ها بالا برد.
وقتی که خدمتکار مات وحیران در را باز کرد پسر عمو به او گفت:
سوفی ، به رستوران برو و دو تا ناهار سفارش بده من امروز به اداره نمی روم.
"ترجمه از "خودم